Veolia joue une nouvelle carte

Le 30 septembre 2020 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Antoine Frérot augmente le montant du chèque à Engie à 3,4 milliards d'euros
Antoine Frérot augmente le montant du chèque à Engie à 3,4 milliards d'euros

Alors que son offre initiale expire ce 30 septembre à minuit, le groupe Veolia a augmenté le montant de son chèque et assuré qu’aucune OPA ne serait lancée. Une nouvelle offre aussitôt déclinée par le groupe Suez. Mais Engie n’a pas dit son dernier mot.

Pour acheter les 29,9% d’actions de Suez détenues par Engie, Veolia est prêt à débourser 3,4 Md€. Son PDG Antoine Frérot l’a fait savoir à Engie, qui tient ce 30 septembre son premier conseil d’administration depuis le lancement d’une offre d’achat. 

Alors que le ton a monté au cours des dernières semaines entre les deux groupes, comme l’ont révélé leurs auditions par les députés le 23 septembre, Veolia a fait un geste envers son principal concurrent qui l’accuse de le prendre de court.

Antoine Frérot propose à Suez de négocier pendant 6 mois pour rechercher les bases communes d’un accord. Une période pendant laquelle il s’engage à ne déposer aucune OPA sur les 70,1% du capital restant à condition que cette négociation soit «amicale». Il demande en contrepartie le retour de la filiale Eau France dans le giron de Suez, après qu’elle a été cédée à une fondation de droit néerlandais pour faire capoter son rachat par le fonds Meridiam.

Deux nouvelles qui n’ont pas convaincu Suez, qui juge ces propositions «floues» et «qui ne garantissent pas l’intérêt des actionnaires et parties prenantes». Engie devrait se prononcer dans la soirée. Soit le CA accepte 3,4 Md€ et entre en conflit avec Suez. Soit il la refuse et entre en conflit avec ses actionnaires.