Les véhicules autonomes français dans les rues dès 2022

Le 16 décembre 2020 par Victor Miget
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Véhicule autonome
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Le gouvernement a publié, le 15 décembre, sa stratégie de développement de la mobilité routière automatisée.

 

En mai 2018, le gouvernement présentait sa stratégie nationale pour le développement des véhicules autonomes. Les objectifs étaient multiples: accélérer le développement de ces technologies ; les intégrer dans les services de mobilité, pour les voyageurs et les marchandises...

La loi d’orientation des mobilités de décembre 2019, avait fixé un cadre législatif et règlementaire autorisant la circulation de ces véhicules d’ici à 2022. Plus de 120 expérimentations ont été autorisées depuis. Un programme national, bénéficiant d’un soutien public de 42 M€ a été lancé en 2019.

Fort de ces expérimentations, le gouvernement présente la seconde édition de la stratégie nationale. Elle s’articule autour de trois priorités : partenariats entre les secteurs, filières, acteurs industriels; développment dans les territoires, finaliser les projets de réglementation européenne.

Transnational

«La vision de la stratégie 2020 est de faire de la France le lieu privilégié en Europe de déploiement de services de mobilité routière automatisés, entre 2022 et 2025 selon les cas d’usages», ambitionne le gouvernement. Pour les deux ans à venir, l’Etat a identifié plusieurs enjeux: le développement sûr de la conduite sans opérateur, la supervision, l’intervention à distance.

Ce dernier point, ainsi que l’amélioration des fonctions des connectivités et l’acceptabilité et la gestion des données doivent «rester au cœur de l’action publique, en articulant les niveaux nationaux, européens et internationaux». L’approche européenne devra s’atteler notamment, à la mise en place de l’homologation de la sécurité des véhicules, et à la normalisation (standardisation) de la connectivité.

Accompagner

Le soutien à l’innovation devrait être renforcé et élargi notamment afin d’accompagner le passage à une échelle de services. «Face à ce besoin de soutien public (estimé à 300 M€ sur la durée du programme d’investissements d’avenir – 2021-2025), les outils devront permettre d’adresser des projets de recherche ou de prototype, des expérimentations, des pilotes de services, des évaluations d’impacts, et des prises de participation dans des opérations de création d’actifs liés principalement aux données et à leur exploitation», développe la stratégie.

L’Etat invite par exemple à concevoir, avec les territoires, un programme pluriannuel de soutien pour les systèmes et services de mobilité routière automatisée et connectée qui comporterait par exemple, des expérimentations pilotes de services de fret logistique automatisé. Un prérequis pour éprouver les modèles économiques et les conditions d’exploitations.