Une salmonelle échappée du labo

Le 01 février 2012 par Romain Loury
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Une salmonelle ayant fuité de laboratoires de recherche a fait 109 victimes entre fin 2010 et début 2011 aux Etats-Unis, selon un bilan final, dressé par les centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

C’est fin octobre 2010 que cette série de cas groupés de salmonellose a été détectée par PulseNet, réseau chargé de caractériser les souches microbiennes impliquées dans des infections alimentaires. Une série plutôt atypique: la salmonelle en question ne correspondait à aucune des souches les plus fréquemment trouvées dans de tels cas.

Un premier indice est tombé en décembre 2010, à l’examen de trois malades: l’un d’entre eux était un étudiant travaillant dans un laboratoire de microbiologie, les deux autres les enfants d’un autre étudiant. Peu après, les chercheurs de PulseNet ont découvert que la salmonelle X était identique à une souche commerciale trouvée dans les laboratoires de recherche et d’enseignement.

En 10 mois (le premier cas serait survenu fin août 2010, le dernier mi-juin 2011), la bactérie a infecté 109 personnes dans 38 Etats, dont 13 hospitalisés et 1 décédé, selon le bilan final que viennent de dresser les CDC.

En cause dans cette épidémie, de mauvaises pratiques de laboratoire, estime l’institut d’épidémiologie. Selon une enquête qu’il a menée auprès de plusieurs laboratoires de recherche, le personnel des centres où des cas étaient survenus était moins au fait des mesures de sécurité microbiologique.

Parmi celles-ci, la règle selon laquelle toute personne travaillant dans un laboratoire doit éviter de rapporter du matériel à son domicile. A l’inverse, il est déconseillé de faire pénétrer des aliments, des boissons et certains objets personnels dans le laboratoire, comme les clés de voiture ou son téléphone portable.