Un label européen en gestation sur le bien-être animal

Le 16 décembre 2020 par Stéphanie Senet
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Objectif: éliminer les mauvais traitements de la naissance à l'abattage
Objectif: éliminer les mauvais traitements de la naissance à l'abattage

Les ministres européens de l’agriculture ont approuvé à l’unanimité, le 15 décembre, l’adoption de règles plus strictes sur le bien-être animal et la création d’un label commun dans l’UE

Le Conseil européen demande à la Commission de lui soumettre une proposition législative pour améliorer le bien-être animal, en matière de transport, d’élevage et d’abattage. Ces règles devraient être appliquées à toutes les espèces animales et devraient couvrir toute leur durée de vie.

Un audit publié en novembre 2018 par la Cour des comptes européenne avait listé une série de mauvais traitements pratiqués dans l’UE : caudectomie systématique de porcs, manque de ventilation pour les poulets destinés à la production de viande, mauvaises conditions de transport sur de longues distances, étourdissement encore trop rare lors de l’abattage…

L’article 13 du traité sur le fonctionnement de l’UE prévoit pourtant que «l’Union et les Etats membres tiennent pleinement compte des exigences du bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles».

Une priorité pour la présidence allemande

Selon le communiqué des ministres, un label européen sur le bien-être animal donnera lieu un affichage sur les produits. «Un label commun à l’UE augmentera la crédibilité et la transparence sur nos marchés et permettra aux consommateurs de faire des choix plus éclairés», a déclaré la ministre allemande Julia Köckner. C’était l’une des priorités de la présidence allemande de l’UE, alors qu’outre-Rhin, une réforme de l’élevage, comprenant l’instauration d’un label sur le bien-être animal, est engagée.

En France, un label comparable a été lancé de façon volontaire, en 2018, par trois associations de protection animale, la Fondation droit animal (LFDA), le CIWF France et l’OABA. Cette «étiquette sur le bien-être animal», qui s’appuie sur l’évaluation de 230 critères allant de la naissance à l’abattage de l’animal, est aujourd’hui disponible pour les poulets de chair.

En revanche, les ministres de l’UE ne sont pas tombés d’accord sur la nécessité d’imposer un étiquetage nutritionnel des aliments.