Début de scission au sein du Pôle écologiste

Le 18 décembre 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Delphine Batho préside aux destinées de GE.
Delphine Batho préside aux destinées de GE.

Trois des quatre organisations du Pacte écologique préfèrent travailler sans EELV.

On s’en souvient à peine, mais il existe pourtant. Constitué d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), de Cap 21, de Génération écologie (GE) et de l'Alliance écologiste indépendante (AEI), le Pôle écologiste, né l’été dernier, semble déjà en voie de désagrégation.

Vendredi 18 décembre, les trois plus petites formations ont annoncé leur intention de créer une plateforme de coordination commune, distincte d'EELV.
Estimant être tout à la fois écoféministes, héritiers du Conseil national de la résistance, internationalistes, universalistes, européens, altermondialistes, 100% laïcs, non-violents, anti-lobbies, jacobins ET girondins, les trois formations veulent proposer un modèle de société écologique, construire une société qui «permette à chacun de s’émanciper par l’éducation et la culture», rénover le système démocratique.

grande formation

La création de ce Pôle à l'été était «à nos yeux une étape pour aller vers la création d'une grande formation de l'écologie de gouvernement», affirment les trois mouvements dans un communiqué.

Mais «nous avons constaté une cohérence de plus en plus grande entre nos trois organisations » dans la « défense de valeurs communes» comme la République et la laïcité, a expliqué à l'AFP Corinne Lepage.
L’avocate souligne également que Cap 21, GE et l'AEI ne sont «pas du tout sur une ligne d'accord avec La France insoumise, ce qui est parfois ambigu pour EELV dans certaines parties du territoire».

Elle assure cependant que cette plateforme de coordination «n'est pas du tout conçue comme un acte d'hostilité».

«Un réflexe normal», a relativisé le patron d'EELV Julien Bayou auprès de l'AFP. «Leur crainte, c'est qu'EELV décide de tout et ils ne veulent pas être trop dépendants de nos débats internes». «On est toujours au milieu du gué, mais l'essentiel est qu'en septembre 2021 on désigne ensemble qui va nous représenter à la présidentielle», a conclu J. Bayou.