Un accord sur l'espace aérien permet de polluer moins

Le 29 octobre 2020 par Victor Miget
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Cet accord pourrait permettre d'éviter les émissions de 87.000 tonnes de CO2 en un an.
Cet accord pourrait permettre d'éviter les émissions de 87.000 tonnes de CO2 en un an.

La Jordanie et Israël autorisent désormais leurs avions à traverser l’espace aérien des deux pays. Cette mesure se traduit par une réduction de la consommation en carburant.

 

Alléger les avions, renouveler la flotte, développer l’avion à hydrogène… les solutions envisagées ne manquent pas lorsqu’il est question de limiter l’impact environnemental du secteur aérien. Une autre solution consiste à modifier les plans de vols afin de réduire les temps de parcours et donc de diminuer la consommation de carburant.

87.000 tonnes de CO2 économisées

Au Moyen-Orient, la Jordanie et Israël ont conclu un accord début octobre, qui autorise le survol des deux pays voisins par les avions de leurs compagnies nationales. En ouvrant des routes directes, cette mesure réduira les consommations de carburants et évitera l’émission de 87.000 tonnes de CO2 par an, a annoncé l’IATA dans un communiqué mercredi dernier. Le calcul qui a été réalisé en période de crise sanitaire. Hors Covid, ces réductions d’émissions pourraient atteindre 202.000 tonnes chaque année.

La convention israélo-jordanienne ambitionne de réduire les temps de vol vers les pays du Golfe, l’Asie et l’Extrême-Orient. Des vols directs entre Israël et la Jordanie existent depuis la signature des accords de paix en 1994, mais ils n'utilisaient pas l'espace aérien de l'autre pour des trajets vers d’autres destinations. En vertu de cet accord, les avions israéliens et jordaniens peuvent emprunter l’espace aérien de l’autre entre 23 h 00 et 6 h 00, heure locale, en semaine et pendant une période plus longue de 12 heures le week-end.

155 jours economises 

En tout, ce ne sont pas moins de 155 jours de temps de vol par an qui seront économisés.  «L'acheminement direct réduira les temps de retour des passagers d'environ 20 minutes et réduira les émissions de CO2. Les compagnies aériennes réaliseront également des économies sur les coûts de carburant, ce qui les aidera à lutter pour survivre aux effets de la pandémie de Covid-19.», estime Muhammad Al Bakri, vice-président régional de l’IATA pour l’Afrique et le Moyen-Orient.