Trottinettes électriques : Paris choisit Lime, Dott et TIER

Le 23 juillet 2020 par Victor Miget
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Les trottinettes devront être déployées sur des emplacements dédiés.
Les trottinettes devront être déployées sur des emplacements dédiés.
Charge

L’adjoint à la Mairie de Paris David Belliard (EELV) a dévoilé, le 23 juillet, les trois lauréats de l’appel d’offres trottinettes. L'Américain Lime, le Franco-néerlandais Dott et l'Allemand TIER l’emportent.

 

Ils étaient 16 candidats ; ils ne seront que trois. David Belliard, adjoint à la Maire de Paris en charge des transports, a dévoilé les trois opérateurs de trottinettes électriques en libre-service autorisés à déployer leur flotte pour une durée de deux ans. Il s’agira du leader Lime, de Dott et de TIER.

Fini le free-floating ?

Les lauréats ont signé une convention d’occupation de l’espace public les autorisant à déployer chacun 5.000 engins dans la capitale. Ils ont été retenus selon trois critères de sélection : la responsabilité environnementale, la sécurité des usagers, et la gestion de la maintenance et de la recharge.

David Belliard a expliqué que l’un des objectifs de la municipalité visait à «quitter le modèle de free-floating (libre service ndlr)». Les 15.000 trottinettes devront être déployées sur  2.500 emplacements dédiés en cours de création. La start-up américaine Charge teste depuis début juillet des bornes de recharge compatibles avec les engins des trois opérateurs sélectionnés. Lime, Dott et TIER devront réguler leur parc et ranger les engins mal garés. Les lauréats devront, à terme, proposer leur service au-delà de la capitale.

Trop d’incivilités

La décision de limiter drastiquement le nombre d’opérateurs fait suite aux problèmes engendrés par la prolifération des trottinettes en libre-service dans la capitale: accidents, incivilités, pollution de la Seine… Au plus fort de la crise trottinette, Paris comptait 13 opérateurs.

Malins, les Lime et comparses avaient pris les devants pour se tailler la part du lion. En octobre, Lime avait décidé de ne plus s’offrir les services des «juicers» ces auto-entrepreneurs chargés de collecter et recharger les engins. L’opérateur américain avait même inauguré une patrouille fluviale dont la mission consiste à repêcher deux fois par mois des trottinettes au fond de la Seine.