Transport aérien : la convention citoyenne pour le climat bat de l’aile

Le 17 septembre 2020 par Victor Miget
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Les acteurs du secteur aérien ont fait bloc contre les propositions de la Convention citoyenne pour le climat.
Les acteurs du secteur aérien ont fait bloc contre les propositions de la Convention citoyenne pour le climat.

Lors d’une réunion de concertation, le 16 septembre, les parties prenantes ont débattu des préconisations de la convention citoyenne pour le climat (CCC), visant à limiter l’impact environnemental du transport aérien. Les acteurs du secteur se sont vivement opposés aux Conventionnels.

 

Exception faites des ONG, qui ont boycotté l’invitation, syndicats, compagnies aériennes, citoyens ont évoqué les recommandations de la CCC visant à limiter l’impact environnemental de l’aviation civile.

Front commun

La proposition d’écotaxe de 4,3 milliards d’euros (Md€) par an était sur toutes les lèvres. Taxe dont la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), avait estimé le cout économique et social dans une étude.  C’est peu de dire que les critiques ont été nombreuses.

«Il y avait beaucoup de représentants du secteur aérien, du ministère de la Transition écologique, des organisations syndicales. Ils ont pointé les impacts économiques et sociaux de nos mesures. Certains participant nous ont reproché une profonde méconnaissance du sujet, de n’avoir aucune conscience des réalités économiques et que nous achevions le secteur aérien», confirme Matthias, l’un des représentants de la CCC.

L’absence des ONG s’est fait ressentir. «J’aurai aimé qu’ils soient là pour fournir des contres arguments qui vont dans le sens de la transition écologique et de la nécessité de verdir le secteur aérien, car ce n’était pas l’essentiel du propos lors de cette réunion», regrette le Conventionnel, qui dit ne pas avoir compris la démarche des associations.

Les ONG avaient refusé de participer à la réunion dénonçant une surreprésentation des acteurs de l’industrie. Le Réseau Action Climat s’est tout de même fendu d’un communiqué. Rappelant que l’étude de la DGAC ne prend pas en compte l’impact des mesures de la CCC «pour l’économie et l’effet positif de l’augmentation de la fiscalité pour le secteur aérien sur l’emploi dans le secteur ferroviaire et pour les finances publiques».