Tout est dans tout

Le 29 janvier 2021 par Elisabeth Gnansia
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Protéger les écosystèmes pour soigner les hommes
Protéger les écosystèmes pour soigner les hommes

Climat, écosystèmes et santé humaine sont intimement liés. On ne soignera pas l’un sans s’occuper des autres, rappelle Elisabeth Gnansia, présidente de la Société francophone de santé et environnement (SFSE).

La publication du JDLE va cesser, et c’est une triste nouvelle. Pour conclure l'aventure, me vient en tête l’hypothèse Gaïa, avancée en 1970 par le climatologue James Lovelock, dont le mérite est de s’inscrire dans de multiples courants de pensée religieux et animistes.

Selon cette hypothèse, l'ensemble des êtres vivants sur Terre formerait un superorganisme (Gaïa) qui s’autorégulerait pour permettre le maintien de la vie. Cette hypothèse est évoquée dans un article de novembre 2014 du JDLE intitulé «Quand les climatologues rencontrent (enfin) les biologistes».

Le miracle de la température

On y lit que les évolutions de la biodiversité peuvent contribuer à renforcer ou à atténuer l’effet de serre et que les organismes vivants sont directement responsables du maintien presque miraculeux de la température terrestre dans les limites vitales. Jean-François Silvain, alors président de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), y affirmait: «les changements climatiques vont s’imposer aux habitants et aux écosystèmes. En retour, les écosystèmes, en s’adaptant, vont influer sur le climat».

Une seule santé

Ce constat nous apparaît plus clairement que jamais. La Société francophone de santé et environnement (SFSE) prend la mesure de ces interactions, notamment en soutenant les travaux sur le concept «Une seule santé», selon lequel la santé humaine et la santé animale sont interdépendantes et liées à la santé des écosystèmes dans lesquels elles coexistent.