Protéger la biodiversité, une stratégie très coût-efficace

Le 10 juillet 2020 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
L'objectif d'Aichi pas tout à fait atteint
L'objectif d'Aichi pas tout à fait atteint

Protéger au moins 30% des terres et des océans, selon l’objectif qui sera débattu lors de la COP15 de Convention sur la diversité biologique, est une stratégie économiquement gagnante, avec un retour sur investissement de cinq fois, selon un rapport publié mercredi 8 juillet par l’ONG Campaign for Nature.

Selon ce rapport élaboré par une centaine d’économistes et de scientifiques, la protection de la biodiversité est non seulement une urgence, mais c’est aussi un bon filon. Raison pour laquelle les Etats doivent résolument soutenir la stratégie qui sera proposée par la CBD lors de sa COP15 de Kunming (Chine, qui devrait être reportée au premier trimestre 2021), jugent les auteurs.

Parmi ses principaux objectifs, la CBD souhaite inciter les Etats à parvenir à 30% d’aires protégées (terrestres et marines) à l’horizon 2030, contre actuellement 15% en milieu terrestre et 7%  en milieu marin. Les chercheurs montrent qu’un tel objectif nécessiterait d’investir 140 milliards de dollars par, soit 0,16% du PIB mondial, au lieu de 24 milliards de dollars actuellement.

Or le retour sur investissement s’avère très important, un facteur de 5 pour 1: selon les experts, une telle stratégie rapporterait directement 250 milliards de dollars par an, notamment via le tourisme, ainsi que 350 milliards de dollars en termes de services écosystémiques (santé publique, pollinisation et agriculture, stabilité politique, atténuation du réchauffement, etc.).