Prévention des incendies: vigilance sur l’ensemble du territoire

Le 19 juin 2020 par Romain Loury
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Un nouvel été à risque
Un nouvel été à risque

Conséquence du réchauffement climatique, le risque incendie progresse vers le nord de la France. Pour la première fois, le gouvernement a décidé d’étendre la campagne annuelle de prévention et de sensibilisation aux feux de forêt à l’ensemble du territoire national.

Depuis 2018, le ministère de la transition écologique, en association avec ceux de l’intérieur et de l’agriculture lance chaque année une campagne de prévention du risque incendie, orientée vers les feux de forêt dans le sud du pays. Pour la première fois, elle sera étendue à l’ensemble du territoire national, et concernera aussi bien les feux de forêt que les feux de végétation (bords de route, terres agricoles, friches, etc.).

Certes, le sud du pays, plus chaud et plus sec, demeure celui où le risque incendie est naturellement plus élevé. Cependant, l’été caniculaire de 2019 «a exposé la moitié nord de la France à des feux inhabituels, tout espace naturel confondu», note le gouvernement. Exemple, le 26 juillet 2019, au pic d’une canicule historique, 1.400 hectares d’Eure-et-Loir et 1.000 hectares dans l’Eure sont partis en fumée.

Vers un nouvel été caniculaire?

L’été 2020 s’annonce tout aussi ravageur d’un point de vue météorologique, avec des températures bien au-dessus de la normale saisonnière sur l’ensemble du territoire, à l’exception de la Bretagne et du littoral des Hauts-de-France. Au cours de l’année écoulée, la végétation a été mise à rude épreuve, avec un déficit de précipitations sur une grande partie du territoire, et une température de +1,8 °C supérieure à celle attendue sur la période juin 2019-mai 2020.

Selon le ministère, «il est probable que la saison des incendies de forêt s’allonge dans l’année, passant de trois mois actuellement à six mois dans un avenir proche. Les incendies devraient être plus intenses et plus rapides compte tenu des sécheresses accrues. Ainsi, l’augmentation de grands feux entraînant une répétition du passage des incendies sur de courtes périodes (tous les 10 à 20 ans) pourrait entraîner de fortes régressions des peuplements forestiers dans les régions les plus exposées».