Nintendo visé par une plainte pour obsolescence programmée

Le 22 septembre 2020 par Stéphanie Senet
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Des manettes jugées obsolètes au bout de 6 mois
Des manettes jugées obsolètes au bout de 6 mois

L’UFC Que Choisir a déposé, ce 22 septembre, sa première plainte pour obsolescence programmée contre le fabricant japonais de consoles Nintendo.

Les joueurs adeptes de la console Nintendo Switch ont peu de temps devant eux. Selon l’association de défense des consommateurs, les manettes affichent une usure prématurée des circuits imprimés et un défaut d’étanchéité qui rendent la console obsolète moins d’un an après son achat. En novembre 2019, plus de 5.000 consommateurs avaient confirmé le problème à l’UFC Que Choisir, en seulement 48h.

Réparer n’est pas jouer

«En janvier 2020, le PDG de Nintendo France s’était engagé à réparer les manettes, même hors garantie», écrit l’ONG dans un communiqué. Mais leur conception n’a pas été modifiée. De nombreux signalements montrent que les manettes tombent encore en panne dès 6 mois d’utilisation, même lorsque celle-ci est faible.

Scénario curatif

«Le dysfonctionnement étant connu depuis trois ans, il est indispensable que le géant nippon suive désormais un désormais curatif plutôt que préventif», affirme l’association, qui a déposé une plainte pour obsolescence programmée auprès du Procureur de la République de Nanterre. Un délit passible de deux ans de prison et de 300.000 euros d’amende (jusqu’à 5% du chiffre d’affaires annuel), selon la loi sur la transition énergétique.

A l’initiative de la première plainte française, en novembre 2017, l’association HOP se félicite de cette nouvelle démarche et «espère une condamnation exemplaire».