Médecine : le boom des rayonnements

Le 20 août 2010 par Thérèse Rosset
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De toutes les sources d’exposition aux radiations artificielles, les rayonnements ionisants d’origine médicale comptent pour 98 %, établit un rapport du Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements (Unscear, selon l’acronyme onusien) présenté, le 17 août, à Vienne. 

Entre 1997 et 2007, période d’observation du rapport, pas moins de 3,6 milliards d’actes médicaux utilisant les radiations ont été répertoriés chaque année. C’est 40 % de plus que pendant la décennie précédente (dont le rapport a été rendu en 2006). « L’augmentation des radiations en médecine n’est pas nécessairement néfaste, il faut seulement s’assurer de leur utilité », précise Fred Mettler, responsable de l’Unscear : l’examen ou le traitement doivent être appropriés au cas du patient et la quantité de rayons administrés optimisée.

Les rayons X et autres méthodes d’examen ou thérapeutiques représentent désormais 20 % des expositions totales (sources naturelles et artificielles) auxquelles sont exposées les populations.

Dans certains pays, l’exposition aux rayons ionisants en radiologie a même dépassé celle des sources naturelles (gaz radon, rayons cosmiques, radionucléides notamment), traditionnellement supérieure.