Les ministres des transports européens au diapason

Le 04 mai 2020 par Victor Miget
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Les ministres des transports plaident pour que les compagnies aériennes et maritimes soient autorisées, «à titre temporaire», à dédommager leurs clients par des avoirs.
Les ministres des transports plaident pour que les compagnies aériennes et maritimes soient autorisées, «à titre temporaire», à dédommager leurs clients par des avoirs.

Jeudi 29 avril les ministres des transports allemand, italien, espagnol et français ont cosigné un appel à la coordination des stratégies de déconfinement et de relance.

 

Lors d’un Conseil extraordinaire, les ministres des transports de plusieurs Etats membres ont plaidé auprès de la Commission européenne pour que soit coordonnées les mesures sanitaires de deconfinement «s’agissant des transports frontaliers » au sein de l’Union, afin d’aboutir à « une mise en œuvre harmonisée», précise un communiqué du secrétariat d’Etat chargé aux transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Coup de pouce

Les ministres ont aussi plaidé pour que les compagnies aériennes et maritimes soient autorisées, «à titre temporaire», à dédommager leurs clients privés de voyage non par des remboursements de billets mais par des avoirs. Une propositions soutenue par 12 Etats membres, «au vu de son caractère essentiel pour permettre à ces opérateurs, fortement impactés par la crise, de faire face à ce choc qui met leur survie financière en jeu».

Jean-Baptiste Djebbari et ses homologues enjoignent l’Union européenne de soutenir financièrement le secteur du fret ferroviaire et amplifier le soutien octroyé à la R&D «afin d’accélérer la décarbonation des transports». Et plus particulièrement l'aéronautique.

Pour le transport ferroviaire, les ministres défendent un renforcement du rôle des corridors de transport de marchandises qui «ont prouvé leur importance pendant la crise du Covid-19» lien. Dans la droite ligne du Pacte vert, ils demandent à ce que soient réalisés des investissements dans le rail pendant la période de relance.

Voilà qui devait rassurer les militants écologiques : en outre, les ministres ont mentionné la nécessité, malgré la crise du COVID-19, « de revoir les législations actuelles telles que l'ETS (système communautaire d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre