Les insectes vulnérables aux ondes électromagnétiques?

Le 21 septembre 2020 par Romain Loury
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Une baisse de biomasse de 76% en 30 ans
Une baisse de biomasse de 76% en 30 ans
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Les téléphones portables et les ondes Wi-Fi seraient nocives pour les insectes, suggère une méta-analyse publiée jeudi 17 septembre par l’Association allemande pour la conservation de la nature (NABU).

Publiée en octobre 2017, une étude allemande révélait la disparition de 76% de la biomasse d’insectes en trois décennies dans le pays, probablement du fait de l’agriculture via la destruction des habitats et l’usage de pesticides. Or un autre facteur pourrait intervenir, révèle une méta-analyse menée par la NABU.

Portant sur 190 études scientifiques, ce travail révèle que les insectes seraient particulièrement sensibles aux ondes électromagnétiques, en particulier celles émises par les téléphones portables et les réseaux sans fil. Environ 60% de ces études suggèrent des effets nocifs, notamment sur les guêpes, les abeilles et les mouches.

Principale altération évoquée, l’ouverture des canaux calciques cellulaires, qui entraînerait un afflux excessif d’ions calcium dans l’organisme. Parmi les conséquences de ce dérèglement, une perte d’orientation, une moindre capacité de reproduction, une perturbation du rythme jour-nuit et un affaiblissement du système immunitaire.

Cette étude est publiée alors que l’Europe s’apprête à passer, courant 2021, à la technologie 5G, qui rencontre de nombreuses oppositions –une réaction propre aux Amish, selon Emmanuel Macron. En cause, le faible nombre d’études sur les effets sanitaires de la 5G, pointée par l’Anses[i] elle-même, ainsi qu’une possible hausse de la consommation énergétique.



[i] Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail