Les entomophages sous surveillance

Le 18 août 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Notre avenir gastronomique passe, paraît-il, par une consommation accrue d’insectes. Riches en protéines, vitamines, minéraux et parfois en calcium (grillons et criquets), ces petites bêtes offrent un beau potentiel aux gastronomes. A ce jour, 1.400 espèces sont dégustées dans le monde, principalement en Asie, Afrique et Amérique latine. Une pratique appelée à se développer, ne serait-ce que pour nourrir une population sans cesse grandissante et pour réduire les conséquences néfastes de l’élevage.
 
Née dans l’esprit de certains spécialistes de la FAO [JDLE], l’idée commence à être mise en pratique par les consommateurs européens. Et commence à inquiéter les autorités communautaires en charge de la sécurité alimentaire.
 
Bruxelles a donc demandé aux autorités sanitaires nationales d’évaluer la situation. Au Royaume-Uni, c’est tout naturellement la Food Standards Agency (FSA) qui s’y colle. Le 12 août, l’agence a envoyé à certaines parties prenantes (les fournisseurs d’insectes, la grande distribution, les associations de consommateurs, le muséum d’histoire naturelle) un courrier les invitant à indiquer les volumes et les espèces d’insectes consommés.
 
Cette enquête est menée dans le cadre de la révision du règlement européen 258/97 sur les nouveaux aliments et les ingrédients alimentaires. Entré en vigueur en janvier 1997, ce texte s’applique aux aliments comprenant des micro-organismes, des algues, des végétaux ou isolés à partir de ceux-ci, et les ingrédients isolés à partir d'animaux. Les OGM étant couverts par le règlement (CE) n° 1829/2003 du 22 septembre 2003.
 
La FSA espère pouvoir donner à la Commission européenne une photographie des pratiques des entomophages britanniques d’ici la fin de l’année. En attendant, les grillons se font tout petits.