Les Britanniques croient de nouveau en la séquestration du carbone

Le 28 octobre 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
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20 millions de tonnes de carbone sous les mers.
20 millions de tonnes de carbone sous les mers.
HyNet

Au Royaume-Uni, les énergéticiens développent des projets de hubs carbone.

Longtemps, les énergéticiens britanniques ont porté des projets de captage et de stockage géologique du CO2. En Ecosse ou sur la côte orientale de l’Angleterre, les industriels imaginent depuis une douzaine d’années, envoyer dans les anciens puits de pétrole de la mer du nord leurs émissions carbonées. Sans succès jusqu’alors.

L’idée n’est pourtant pas enterrée. Ces derniers mois, des géants de l’énergie, comme Drax, Equinor et National Grid, proposent aux sites très émetteurs situés dans l’estuaire du Humber (nord du Yorkshire) de mutualiser la collecte de leur gaz carbonique pour mieux l’envoyer par grand fond.

17 Mt CO2/an

Ces promoteurs du premier cluster carbonique britannique viennent de recevoir d’importants renforts. En début de semaine, BP, Total, l’ENI et Shell ont rejoint le groupe de pionniers. Leur objectif: développer le captage-stockage du dioxyde de carbone des industries situées sur l’Humber mais aussi aux alentours de Teeside (nord-est de l’Angleterre).

Les promoteurs du projet prévoient de tirer deux conduites, l’une de 85, l’autre de 145 km, pour transporter jusqu’à 17 millions de tonnes de CO2 par an vers des aquifères salins sous-marins.

hydrogène décarboné

Les premières cargaisons carbonées pourraient être expédiées au milieu de la décennie.

Le gouvernement britannique propose de consacrer 800 millions de livres au financement de ces carbon clusters

Au début du mois d’octobre, ENI, a reçu l’autorisation d’injecter un million de tonnes de CO2 par an dans le sous-sol de la mer d’Irlande, au large de Liverpool. La compagnie pétrolière italienne est l’un des partenaires du programme HyNet, qui vise la production d’hydrogène décarboné et la décarbonation du bassin industriel.