Le moteur thermique durablement moins cher que l’électrique

Le 31 août 2020 par Victor Miget
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En 2030, le coût de production d'un moteur thermique restera 9% moins cher qu'une motorisation électrique.
En 2030, le coût de production d'un moteur thermique restera 9% moins cher qu'une motorisation électrique.
VLDT

Selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Oliver Wyman, en Europe, les voitures électriques resteront plus chères à produire que les modèles à combustion pendant au moins une décennie.

 

Mais à la fin, c’est l’électrique qui gagne. Le coût total de fabrication des véhicules électriques va diminuer de 20 % d’ici à 2030 pour atteindre, en moyenne, 16.000 €. Malgré cet effort, leur coût de production sera 9% plus élevé que celui de leurs homologues thermiques. C’est ce qui ressort d’une étude commandée par le Financial Times au cabinet de conseil Olivier Wyman.

Objectif batterie

Dans le détail, les prix des batteries de véhicules électriques devraient diminuer de moitié en 10 ans. Progrès de la technologie, massification de la production, ouvertures de gigafactories en Europe… les raisons sont nombreuses. Estimée à 8.000 €, la production d’une batterie de 50 kWh, ne coûtera plus que 4.300 € d'ici la fin de la décennie.

Dans le même temps, la baisse du coût des motorisations thermiques devrait être moindre d’après Oliver Wyman. Les constructeurs, de plus en plus soumis à des normes d’émissions strictes, se concentreront sur leurs gammes électriques. En témoigne déjà les VE toujours plus nombreux mis sur le marché.

Marges moindres

Cela étant, l’avantage restera aux motorisations thermiques. Du moins jusqu’en 2030. Par la suite, la tendance s’inversera et «les modèles électriques seront moins chers à fabriquer à un moment donné, et pas beaucoup après 2030», prophétise Simon Schnurrer, partenaire automobile chez Oliver Wyman.

Et à l’achat ? L’acquisition des véhicules zéro émission est subventionnée par des dispositifs d’aides à l’achat toujours plus avantageux en Europe. En témoigne le succès récent de la prime à la conversion en France. Combinés à la massification, aux évolutions technologiques etc., il y a fort à parier que la tendance s’inverse un peu plus vite pour le consommateur. Il ne restera plus qu’à optimiser le coût de la recharge sur la voie publique.