Le gouvernement évalue la menace des ammonitrates dans les ports

Le 01 octobre 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Selon le tonnage et la concentration, les contraintes évoluent.
Selon le tonnage et la concentration, les contraintes évoluent.
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Un rapport administratif est attendu avant février.

Il aura fallu deux mois pour que le gouvernement de Jean Castex réagisse. Le 30 septembre, les ministres de la transition écologique et de l’économie et des finances ont mandaté les inspections de leur ministère pour évaluer la gestion du risque ammonitrate, le composé chimique dont l’explosion a fortement endommagé la ville de Beyrouth, le 4 août dernier.

Les limiers du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGE) et du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) devront évaluer les flux de nitrate d’ammonium transitant dans les ports français. En sondant les administrations concernées, ils devront évaluer le respect de la réglementation par les professionnels.

Leur rapport est attendu d’ici au mois de février 2021.

Pour Robin des bois, la saisine est insuffisante. L’ONG estime «qu’avant de mettre en cause la sûreté des zones portuaires, les ammonitrates transportés par mer exposent les navires, leurs équipages et les écosystèmes marins à des risques d’incendie ou d’explosion à l’intérieur des eaux territoriales et de la Zone économique exclusive française.»

directive Seveso ou déclaration

Selon le tonnage et la concentration en nitrate, le stockage de l’ammonitrate relève de la directive Seveso ou du régime de déclaration au titre des installations classées. Il est alors encadré par des arrêtés ministériels et/ou préfectoraux.

Lorsque les matières sont en transit dans l'attente d'un transbordement dans un port maritime, leurs conditions de séjour provisoire à terre sont déterminées par le règlement pour le transport et la manutention des marchandises dangereuses dans les ports maritimes (dit RPM) et les règlements locaux.