La ligne nouvelle Roissy Picardie avance doucement

Le 08 septembre 2020 par Victor Miget
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Le projet de nouvelle ligne Roissy-Picardie englobe aussi des aménagements sur le réseau existant, principalement en gares de Roissy TGV, Survilliers-Fosses et Chantilly-Gouvieux.
Le projet de nouvelle ligne Roissy-Picardie englobe aussi des aménagements sur le réseau existant, principalement en gares de Roissy TGV, Survilliers-Fosses et Chantilly-Gouvieux.
VLDT

Le ministère de la Transition écologique a confirmé, lundi 7 septembre, le projet de ligne ferroviaire Roissy-Picardie.

 

Prévue par la loi d’orientation des mobilités (LOM), la ligne nouvelle Roissy-Picardie (LNRP) a été actée par la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, et le ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Le projet de liaison porte sur un accès ferroviaire entre la Picardie, le Nord-est du Val d’Oise et la gare de Roissy TGV - aéroport CDG terminal 2.

Deux phases

Le gouvernement a pris sa décision, le 28 août dernier, sur la base d’une concertation publique qui s’est tenue du 2 décembre 2019 au 18 février 2020 dernier, sous l’égide de la Commission du débat public.

Dans un premier temps, seront définis les conditions de lancement de l'enquête d'utilité publique «et les dispositions retenues pour la suite du projet, en demandant à SNCF Réseau de préparer le dossier d'enquête et de finaliser les procédures préalables à son organisation», développe, le ministère de la transition écologique dans un communiqué.

Ensuite le chantier à 340 millions d’euros pourra démarrer. Le projet comporte deux phases. «Un nouveau barreau ferroviaire (6,5 km ndlr) reliant la ligne à grande vitesse d'interconnexion au nord de l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle ainsi que plusieurs aménagements capacitaires sur le réseau existant», précise le ministère. Les travaux débuteront une fois l’enquête d’utilité publique réalisée. Si tout se passe bien, la première phase du projet, devrait être mise sur les rails en 2025.

Dynamiser les territoires

«Le projet contribuera à renforcer l'attractivité et le dynamisme des territoires de l'Amiénois, du Sud des Hauts-de-France et du Nord-Est du Val d'Oise, tout en favorisant le report modal vers le ferroviaire dans une perspective de développement durable», estime le ministère.

Pourtant, le projet  ne fait pas que des heureux. En janvier, les élus du conseil départemental du Val d’Oise avaient émis un avis défavorable. Ils reprochaient à la ligne de ne pas suffisamment desservir le département, tout en apportant à ses habitants des nuisances sonores. Faisant disparaître au passage 70 hectares de terres agricoles et forestières.