La Covid-19 fait tousser le TGV

Le 23 octobre 2020 par Victor Miget
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A l'échelle nationale, 5% des TGV vont être suspendus.
A l'échelle nationale, 5% des TGV vont être suspendus.

Faute de voyageurs, la SNCF va supprimer des TGV entre Lille et Paris. Une décision qui n’est pas du gout des élus locaux.

 

Les voyageurs n’étant pas revenus dans les TGV en ce début d’année scolaire, la SNCF veut s’éviter des coûts de fonctionnement inutiles. Elle a décidé, le 8 octobre dernier, de supprimer des rames de TGV qui rouleraient à vide entre Lille et Paris. Environ 5% des TGV seraient concernés à l’échelle nationale.

Ailleurs aussi. En Bourgogne-Franche-Comté, ce sont 12% des TGV qui ont été suspendus. À compter du 2 novembre : le nombre de liasisons à grande vitesse entre Paris et Mulhouse passera de 8 à 7. Le TGV Lille-Mulhouse, est quant à lui purement et simplement suspendu.

5 départs en moins

Pas de quoi rassurer les élus des Hauts-de-France. La région s'était «immédiatement renseignée» sur le détail des lignes, avant de se «concerter» avec la ville et la métropole lilloise (MEL). Le président de la région, Xavier Bertrand (LR), la maire PS de Lille Martine Aubry, et le président de la métropole lilloise Damien Castelain se sont insurgés dans un courrier commun daté du 16 octobre, adressé au PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou pour «refuser ces suppressions très dommageables». Rappelant que de nombreux usagers font la navette entre Lille et la capitale pour se rendre au travail. 

Dans ce texte, que l’AFP a pu consulter, ils estiment que «l'annonce de suppression de 5 TGV par jour n'est pas acceptable. Une fois encore, l'offre à grande vitesse entre les Hauts-de-France et Paris s'est détériorée». Ils demandent le maintien en novembre des 5 TGV en question : les liaisons au départ de Paris à 6h46, 11h46 et 21h16 et au départ de Lille à 8h12 et 13h12.

Floue artistique

L’entreprise précise que ces suspensions imputables à la crise sanitaire sont temporaires. Le transporteur assure qu’elle travaille «avec les élus du territoire pour apporter les meilleures adaptations à la crise sanitaire et à la forte baisse de fréquentation des voyageurs et ce dialogue est continu». Elle promet d’apporter des réponses «prochainement».