L’hydrolien fait son retour dans le Cotentin

Le 25 juin 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
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6 machines de 2 MW pourraient être immergées, en 2021, au large du Cotentin.
6 machines de 2 MW pourraient être immergées, en 2021, au large du Cotentin.
Simec Atlantis Energy

Une société écossaise veut implanter une centrale de 12 MW.

Les eaux de la péninsule normande devaient être un eldorado pour les exploitants de centrales hydroliennes. EDF et Engie avaient l’intention d’implanter deux centrales sous-marines dans le Raz Blanchard, l’un des plus puissants courants marins du monde.

L’exécutif ayant renoncé à subventionner ce mode de production d’électricité, les turbiniers GE et Naval Group ont jeté l’éponge en 2017, précipitant dans les abysses les projets des deux énergéticiens. L’hydrolien refait pourtant surface.

Mercredi 24 juin, Simec Atlantis Energy a confirmé avoir repris la concession attribuée, en 2014, à Engie. Un arrêté préfectoral valide ce transfert administratif. Le 19 mars dernier, la préfecture de la Manche avait déjà prorogé de 3 ans le délai de mise en service de l’installation ainsi que son raccordement au réseau exploité par Enedis. 

2 GW en perspective

En octobre 2018, la compagnie écossaise a créé une co-entreprise, Normandie Hydroliennes, avec l’agence de développement économique de la région Normandie, AD Normandie. L’objectif de la start-up est ambitieux : 2 GW de capacité hydrolienne dans le Raz Blanchard, entre la France et l’île anglo-normande d’Aurigny.

Pour le moment, les ambitions sont moindres. Simec veut installer l’an prochain une demi-douzaine de turbines AR2000 de 2 MW de puissance unitaire, conçues en partenariat avec GE.

Le montant de l’investissement est estimé à 50 M€. Les machines pourraient être assemblées dans le chantier naval cherbourgeois d’Efinor. L’entreprise métallurgique a déjà œuvré sur les hydroliennes immergées au large de Paimpol-Bréhat.