L’eau et la biodiversité chichement dotées

Le 03 septembre 2020 par Stéphanie Senet
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220 millions d'euros pour moderniser les réseaux d'eau potable et d'assainissement
220 millions d'euros pour moderniser les réseaux d'eau potable et d'assainissement

Une partie fourre-tout du plan de relance vise aussi bien la modernisation des réseaux d’eau potable, la sécurité des barrages que la création d’espaces protégés, selon la présentation faite ce 3 septembre par le ministère de la transition écologique.

Le secteur de l’eau potable et de l’assainissement hérite d’une enveloppe générale de 250 millions d’euros, dont 220 M€ pour moderniser les réseaux en métropole et outre-mer. Une mesure qui pourrait bénéficier aux collectivités de Guadeloupe et de Mayotte, dont les infrastructures vétustes font souvent l’objet de coupures. Ce secteur avait déjà bénéficié de mesures de soutien lors des Assises de l’eau, en août 2018, mais les financements provenaient essentiellement des agences de l’eau et des banques (accès privilégié à l’emprunt). Les 30 M€ restants sont destinés à la gestion des boues d’épuration, sans précision pour l’instant.

Continuité écologique et espaces protégés

De son côté, la biodiversité gagne sans doute la plus petite enveloppe du plan de relance. 135 M€ seront affectés à la continuité écologique aquatique et terrestre ainsi qu’à la protection des zones humides. Les espaces protégés (marins et terrestres) recevront  60 M€ pour soutenir l’objectif annoncé du président Macron d’atteindre 30% de la surface nationale en 2030.

Erosion de littoral et sécurité des barrages

Plus surprenante : la lutte contre l’érosion du littoral draine 40 M€, tandis que la sécurité des barrages s’invite au chapitre avec 15M€ alors que ces ouvrages empêchent constituent le premier obstacle à la migration des espèces d’eau douce.

La lutte contre l’artificialisation des sols progresse aussi. Annoncé en juillet lors du conseil de défense écologique, le Fonds de réhabilitation des friches (commerciales, d’habitation et militaires) sera doté de 300 M€. Il financera des opérations de dépollution et compensera le différenciel des coûts d’achat de terrains pour limiter l’étalement urbain. Il est accompagné d’une nouvelle aide destinée aux communes, pour créer des îlots de fraîcheur urbain ou des crèches lorsqu’elles accepteront d’accroître la densité d’un projet d’aménagement.