KLM : Greenpeace lance un ultimatum aux Pays-Bas

Le 16 septembre 2020 par Victor Miget
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Greenpeace souhaiterait que le gouvernement néerlandais mette en place un plafond d'émissions de CO2.
Greenpeace souhaiterait que le gouvernement néerlandais mette en place un plafond d'émissions de CO2.

L'ONG environnementale a déposé, le 14 septembre, un recours en justice pour limiter l'aide financière de La Haye à KLM. Un coup de pouce sans garanties climatiques, estime l’ONG.

 

En juin, le gouvernement des Pays-Bas a assuré qu’il apporterait une aide de 3,4 milliards d'euros à la compagnie néerlandaise KLM, fortement affectée par la crise sanitaire. Cette aide prendra la forme d’un prêt de 2,4 milliards d’euros (2,4Md€) garanti à 90 % par l'État, ainsi que d'un prêt direct d'1Md€ de l’Etat à la compagnie.

Quid des contreparties environnementales

Une aide associée à «des engagements de la compagnie en matière de développement durable», avait assuré KLM dans un communiqué. Mention insuffisante pour Greenpeace Netherlands. «Le gouvernement a promis 3,4 milliards d'aides d'État au grand pollueur KLM, sans conditions climatiques. De cette manière, KLM peut continuer à polluer comme d'habitude», regrette l’ONG dans un communiqué.  Pour les militants, il ne fait aucun doute, qu’en l’état, le plan de sauvetage doit être interrompu. «Si le gouvernement ne fait pas cela ce mois-ci, nous irons en justice», prévient Greenpeace qui a lancé une procédure de référé.

De l’avis de Greenpeace, cette aide est contraire au devoir de diligence[i] que le gouvernement néerlandais a envers ses citoyens. L’ONG espère bénéficier de la jurisprudence Urgenda, qui impose au royaume de rehausser son ambition climatique.

L’Etat (actionnaire à 14% de AirFrance KLM) a jusqu’au 1er octobre, pour éviter le procès. Pour tenter de désamorcer la polémique Le ministre des finances, Wopke Hoekstra, a estimé que la compagnie aérienne devait contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. «C'est pourquoi il a été convenu que les vols de nuit seraient réduits et que les émissions de CO2 devraient aussi diminuer. KLM le fait, entre autres, en mélangeant des carburants durables et en encourageant l'utilisation du train sur de courtes distances».

Moins de vols

Trop peu pour Greenpeace qui souhaite que les émissions du transporteur soient plafonnées. Ce qui implique de réduire considérablement le nombre de vols. A commencer par l’annulation de court-courriers vers Bruxelles et Paris. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[i] un devoir élémentaire de précaution.