Engie prêt à accepter l’offre de Veolia

Le 01 octobre 2020 par Stéphanie Senet
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Le patron d'Engie, Jean-Pierre Clamadieu, accueille cette offre "favorablement"
Le patron d'Engie, Jean-Pierre Clamadieu, accueille cette offre "favorablement"

A l’issue d’un long conseil d’administration, Engie a annoncé, le 30 septembre au soir, «accueillir favorablement» l’offre de Veolia d’acheter ses actions détenues dans Suez. La fin du feuilleton est attendue le 5 octobre.

La vente pourrait officiellement être scellée le 5 octobre. Le PDG d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu, a en effet fait savoir, le 30 septembre au soir, que l’offre de Veolia avait été acceptée par les administrateurs en termes de prix et de garanties sociales. Seules conditions : Veolia doit étendre la validité de son offre jusqu’au 5 octobre, alors qu’elle devait expirer ce soir à minuit. Ce délai doit servir à Veolia à «formaliser son engagement inconditionnel de ne pas lancer d’offre publique d’achat qui ne soit pas amicale», selon le vendeur.

Le groupe Veolia, qui a augmenté le montant de son chèque, le 30 septembre, de 2,9 à 3,4 Md€, a aussitôt fait savoir qu’il acceptait les deux conditions, par un courrier adressé au patron d’Engie. Mais tout n’est pas encore joué.

Ardian entre en scène

Le fonds d’investissement Ardian a en effet joué les trublions, ce 1er octobre au matin, en proposant à Engie de lui acheter à son tour 29,9% du capital de Suez. Une offre soutenue sans surprise par le conseil d’administration du groupe Suez, qui a sauté sur l’occasion pour faire barrage au projet d’Antoine Frérot, le PDG de Veolia. Mais Engie a fait savoir que c’était trop tard.

Un groupe hostile

Reste plusieurs inconnues, dont le devenir de la filiale Eau France de Suez, qui a été cédée à une fondation de droit néerlandais pour éviter son rachat par le fonds Meridiam. Par ailleurs, l’intersyndicale du groupe Suez, opposée à l’arrivée du groupe Veolia, étudie la possibilité de saisir le parquet national financier de Paris pour demander l’ouverture d’une enquête sur ce qu’elle appelle «une tentative de démantèlement du groupe». Difficile, dans ces conditions, de créer le champion de la transition écologique imaginé par Antoine Frérot.