Energie : le gaspillage, c’est décent !

Le 02 juillet 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
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500 kWh/m2/an : la pire des classes.
500 kWh/m2/an : la pire des classes.
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Le gouvernement prévoit d’élever le gaspillage d’énergie au rang de critère déterminant un «logement décent».

Les passoires énergétiques ont encore de beaux jours devant elles. Le ministère de la transition écologique et solidaire soumet à la consultation un projet de décret relatif «au critère de performance énergétique dans la définition du logement décent».

Pris en application de l’article 17 de la loi énergie-climat de novembre 2019, ce texte modifie le décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 qui détermine les caractéristiques d’un «logement décent» justement. Curieusement, la performance énergétique n’en faisait pas partie. Un détail que compte bien arranger le gouvernement.

500 kWh/m2/an

Le projet de décret fixe donc un critère de décence énergétique. «La consommation pour le chauffage, le refroidissement, la production d’eau chaude sanitaire, l’éclairage artificiel des locaux, les auxiliaires de chauffage, de refroidissement, d’eau chaude sanitaire et de ventilation, exprimée en énergie finale par mètre carré et par an, est inférieure à 500 kWh par mètre carré de surface habitable et par an pour les nouveaux contrats de location conclus à compter du 1er janvier 2023.»

Dit autrement, les propriétaires peu scrupuleux du bien-être et du portefeuille de leurs locataires vont pouvoir continuer à louer des années durant des logements aux lourdes factures énergétiques.

Classé G par le diagnostic de performance énergétique, un logement consommant plus de 450 kWh d'énergie primaire par m2 et par an doit être rénové, estime la réglementation.