En Occitanie, une convention citoyenne pour écrire l’avenir

Le 09 octobre 2020 par Romain Loury
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Carole Delga, présidente de la région Occitanie
Carole Delga, présidente de la région Occitanie

Première initiative régionale inspirée de la Convention citoyenne pour le climat, l’Occitanie s’est elle aussi livrée au jeu de la démocratie participative. Parmi ses près de 300 propositions annoncées mercredi 7 octobre, plusieurs ont trait à l’environnement.

Décidée avant la pandémie de Covid-19, la convention citoyenne pour l’Occitanie, composée de 103 habitants tirés au sort, s’est réunie pour sept journées de travail entre septembre et octobre, organisées entre Toulouse, Montpellier et Carcassonne.

Présentées mercredi 7 octobre à la présidente de la Région, Carole Delga, ses près de 300 propositions, dont 52 jugées prioritaires, devraient en majorité être intégrées au futur «Green new deal» régional, un plan de relance verte voté mi-novembre au conseil régional.

En matière d’agriculture, les citoyens appellent à encourager les circuits courts et l’agriculture bio, à «réduire jusqu’à l’interdiction les produits chimiques», ainsi qu’à favoriser une agriculture mieux adaptée au réchauffement, porteur de sécheresses tenaces en Occitanie.

Stopper l’extension urbaine

Côté villes, les conventionnels exhortent la Région à stopper leur extension en revitalisant les centres urbains, et en freinant l’implantation de grandes surfaces en périphérie. Si la question est loin d’être circonscrite à l’Occitanie, elle y est particulièrement vive, notamment à Montpellier, dont la fièvre bâtisseuse, qui sévit depuis les années Georges Frêche (1977-2004), est de plus en plus critiquée.

Quant à l’énergie, rien n’y manque: subvention aux projets de production d’énergies renouvelables, rénovation énergétique des bâtiments publics et privés, compléter les dispositifs nationaux d’aide à la rénovation en particulier vis-à-vis des ménages modestes, hausse des contrôles en luttant contre les escroqueries et les abus de faiblesse.

L’environnement doit aussi passer par une sensibilisation, dès le plus jeune âge, à la pollution et au tri des déchets, jugent les conventionnels. Outre un renforcement de la protection et du nettoyage du littoral et des abords de cours d’eau, ils préconisent de «proposer à différents publics (par exemple détenus, demandeurs d’emploi, en situation d’exclusion) de dépolluer, nettoyer et entretenir les sites naturels et les villes contre des services ou une indemnisation».