En Guadeloupe, l’Etat prend l’eau … potable

Le 18 mai 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'audit a mis en évidence plusieurs milliers de points de fuites.
L'audit a mis en évidence plusieurs milliers de points de fuites.
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Les services de l'Etat en Guadeloupe investissent plus de 5 M€ pour améliorer en urgence l'adduction d'eau potable.

 

Après des années d’atermoiements, l’Etat prend les choses en main dans le domaine de l’eau potable en Guadeloupe. Après avoir réquisitionné pour trois mois plusieurs entreprises et régies municipales, la préfecture a fait auditer le réseau d’adduction d’eau potable du département d’outre-mer.

En fin de semaine dernière, les services de la préfecture ont présenté les premiers résultats de cet état des lieux. Le diagnostic a mis en évidence plusieurs milliers de points de fuite sur un réseau, long de 1.400 km.

plusieurs milliers de points de fuite

Désormais, les services de l’Etat vont pouvoir déterminer le calendrier des travaux. Cela permettra « aux usagers de s'organiser en cas de coupures annoncées à l'avance, sans être pris au dépourvu, et ainsi pouvoir assurer les gestes barrières, en particulier le lavage des mains, et les tâches quotidiennes », indique un communiqué de la préfecture.

Une première phase doit permettre de colmater 2.000 fuites d’ici la fin du mois de juillet. Une seconde tranche de chantiers, prévue entre août et octobre, doit boucher 3.000 trous.

D'autres travaux seront également conduits pour sécuriser la ressource et la production : installation de nouvelles pompes pour alimenter l'usine de Deshauteurs dont dépendent Sainte-Anne, Saint-François et la Désirade, sécurisation de l'approvisionnement en chlore pour une eau répondant aux standards de qualité...

plus de 5 millions de travaux

L’État prend à sa charge 6,2 M€ de dépenses correspondant aux travaux (5,3 M€), aux frais de mise en œuvre et de supervision et au diagnostic initial.

De nombreux foyers de Guadeloupe sont régulièrement privés d'eau potable, notamment à du piètre état du réseau, d’infrastructures non renouvelées.

Cette insécurité de l'approvisionnement en eau rend difficile l'application des gestes barrière contre la Covid, et notamment le lavage de mains régulier.