GES : les négociants agricoles sortent la calculette

Le 30 novembre 2020 par Stéphanie Senet
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Un dispositif ouvert pour les productions de colza, blé, soja, maïs et tournesol
Un dispositif ouvert pour les productions de colza, blé, soja, maïs et tournesol

La Fédération du négoce agricole (FNA) a mis au point un dispositif de réduction des émissions de gaz à effet de serre permettant à ses adhérents de valoriser les pratiques culturales les moins émettrices.

37 négoces ont déjà lancé une démarche en s’appuyant sur ce nouveau dispositif, selon Sandrine Hallot, directrice du pôle métiers de la FNA, qui compte 300 adhérents. Objectif : faire certifier, par le schéma de durabilité volontaire 2BS[1], les émissions réelles de gaz à effet de serre réelles issues de cultures de colza, tournesol, blé, maïs et soja, en vue de «dynamiser les pratiques culturales les plus vertueuses pour l’environnement tout en assurant la rémunération des efforts mis en œuvre par les producteurs», explique la FNA.

Une prime selon les économies d’émissions

Le groupe Soufflet, l’un des principaux collecteurs de céréales en Europe, a déjà obtenu une certification, ainsi que les établissements Dumesnil et Villemont. Ce qui leur permet de valoriser certaines productions, en attribuant une prime calculée en fonction de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Au-delà des agrocarburants

«Nous nous appuyons sur la certification 2BS, liée à la directive de 2009 sur les agrocarburants, et le négociant est audité par un organisme certificateur tiers», précise Sandrine Hallot. «Le négociant doit en effet garantir que le producteur avec lequel il travaille respecte bien les pratiques déclarées, en matière d’engrais et de semences notamment», poursuit-elle. Dans l’avenir, ce dispositif pourrait d’ailleurs s’ouvrir à d’autres productions vertueuses et à d’autres labels de certification, comme le label bas-carbone. «L’idée de départ est de rendre les émissions réelles de gaz à effet de serre transparentes. La  valorisation des meilleures pratiques interviendra ensuite», conclut la représentante de la FNA.

 



[1] Qui certifie la biomasse et les agroacarburants