Des boues d’épuration sous surveillance renforcée

Le 05 mai 2020 par Stéphanie Senet
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Surveillance renforcée pour les boues épandues
Surveillance renforcée pour les boues épandues

L’épandage des boues d’épuration, produites depuis le début de l’épidémie, fait l’objet de nouvelles mesures de surveillance fixées par un arrêté publié ce 5 mai au Journal officiel.

Après l’hygiénisation recommandée par l’Anses, la surveillance réglementaire. Les ministres de la transition écologique, de la santé et de l’agriculture ont en effet durci les conditions d’épandage de boues issues des stations d’épuration.

Boues extraites avant la crise sanitaire

A partir de ce 5 mai, trois types de boues peuvent être épandus «sur des sols agricoles, forestiers ou à des fins de  végétalisation ou de reconstitution des sols». Toutes les boues produites avant le début d’exposition à risques à la Covid-19 tout d’abord. Les dates, variant selon les départements, sont indiquées en annexe, en référence aux données transmises par l’Agence nationale de santé publique. Elles s’échelonnent entre le 13 mars et le 3 avril.

Boues hygiénisées

Le texte autorise ensuite les boues extraites depuis le début de la crise sanitaire, à condition que celles-ci soient hygiénisées en conformité avec l’article 16 de l’arrêté du 8 janvier 1998, qui prévoit trois types de contrôle. Ce dispositif de surveillance est par ailleurs renforcé par quatre nouvelles mesures selon le traitement: un enregistrement du suivi des températures (digestion anaérobie thermophile et séchage thermique), un enregistrement journalier du pH (chaulage), un enregistrement du suivi des températures, de la durée de compostage et du nombre de retournements (compostage) et un doublement de la fréquence des analyses microbiologiques (pour tous les traitements).

Boues compostées

Enfin, il est possible d’épandre les boues extraites depuis le début de la crise, qui répondent aux critères de la norme NFU 44-095 sur la production de compost. Là encore, l’arrêté accroît la surveillance, en rendant obligatoire l’enregistrement du suivi des températures, de la durée de compostage et du nombre de retournements pour chaque lot.