Dans l’UE, les émissions forestières nationales bientôt comptabilisées

Le 02 novembre 2020 par Romain Loury
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Des indices d'émissions forestières
Des indices d'émissions forestières
VLDT

La Commission européenne a publié mercredi 28 novembre les niveaux de référence pour les forêts de chaque Etat membre, indices qui permettront d’évaluer les émissions nettes résultant des terres forestières dans chaque pays.

Dans un règlement de 2018 relatif à la prise en compte des émissions et des absorptions des gaz à effet de serre résultant de l’utilisation des terres et de la foresterie pour la période 2021-2030, la Commission fixe l’obligation pour les Etats de lui fournir des niveaux de référence pour les forêts, indice qui permettra d’évaluer les émissions nettes des terres forestières de chaque pays.

Lancé en 2018, ce savant processus de calcul, émaillé d’allers-retours entre Etats et Commission, est en passe d’aboutir: mercredi 28 octobre, Bruxelles a publié un projet de règlement délégué et son annexe, fixant pour chacun des 28 Etats membres le niveau de référence pour les forêts sur la période 2021-2025.

Dans son règlement de 2018, la Commission indique que «le niveau de référence pour les forêts est fondé sur la poursuite de pratiques de gestion forestière durables, telles qu’elles ont été mises en évidence durant la période allant de 2000 à 2009 pour ce qui est des caractéristiques forestières dynamiques liées à l’âge dans les forêts nationales, sur la base des meilleures données disponibles».

La France en tête

Ces niveaux constituent donc des seuils d’émissions forestières afin d’estimer les progrès effectués par les Etats. Seul pays européen à disposer de forêts amazoniennes, la France présente le niveau de référence le plus élevé de tous les Etats membres, avec une absorption nette de 55,4 millions de tonnes de CO2 par an. La plupart des autres pays ont aussi un solde négatif (absorption de carbone plus forte que les émissions), à l’exception du Danemark et de l’Irlande.

La proposition d’acte délégué doit désormais être examinée par le Conseil de l’UE et le Parlement, en vue d’une publication d’ici à deux mois dans le Journal officiel de l’Union européenne.