Les Français préfèrent de nouveau les transports individuels

Le 20 janvier 2021 par Victor Miget
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Si 11% des sondés disent utiliser plus souvent leur vélo, 15% utilisent davantage leur voiture.
Si 11% des sondés disent utiliser plus souvent leur vélo, 15% utilisent davantage leur voiture.

D’après une enquête signée ObSoCo et Chronos, publiée le 19 janvier, les Français se déplacent moins. Et lorsqu’ils le font, ils préfèrent les modes individuels.

 

Le phénomène a été baptisé «démobilité». La Covid-19 aura eu un impact considérable sur la manière dont les Français se déplacent. C’est ce qu’avance une étude réalisée par la société d’études et de conseil en stratégie ObSoCo et le cabinet d'innovation territoriale, Chronos.

Moins de déplacement

Les deux sociétés ont fait interviewer plus de 4.500 personnes, fin octobre 2020. Résultat: seuls 25% d'entre eux ont repris une vie normale, d’avant Covid. Ils sont, en revanche, deux fois plus nombreux (55%) à limiter leurs déplacements et 19% ne sortent que pour des activités essentielles (courses, travail). Selon l’étude, le coupable n’est autre que le télétravail, maintenu par de nombreuses entreprises. Résultat: 70% des actifs pouvant travailler à la maison (42% de la population active) ont continué de le faire. A quoi s’ajoute l’explosion des drives et achats en ligne, limitant le besoin de se rendre directement en magasin.

Plus de transports individuels

Pour ceux qui continuent à se déplacer, exit les transports publics. Et bonjour les modes individuels. Largement évoqué ces derniers mois, l’engouement pour la petite reine se confirme. Tout comme un report massif sur la voiture individuelle. Dans les deux cas: la peur de la contamination dans les transports collectifs.

D’après les chercheurs, 11% des sondés utilisent plus leur vélo qu’auparavant. Quand 15% se servent davantage de leur voiture. Les transports collectifs eux, font la moue. La SNCF a récemment annoncé qu’elle avait perdu 42% de ses voyageurs en 2020. 63% des sondés indiquent qu’ils évitent les transports collectifs «par précaution sanitaire». Cette peur n’a pourtant pas lieu d’être d'après plusieurs études qui avancent que les transports collectifs ne sont pas un lieu privilégié de contamination.