Black Friday: c’est pas bon pour le climat

Le 26 novembre 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En France, il faudra attendre le 4 décembre.
En France, il faudra attendre le 4 décembre.
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Au Royaume-Uni, le bilan carbone des livraisons occasionnées par cette journée de solde se chiffre en centaines de milliers de tonnes de CO2.

Chaque année, à pareille époque, c’est la même rengaine: le Black Friday pollue, le Black Friday pollue énormément. Certes, cette journée de soldes monstres, repoussée d’une semaine au 4 décembre en France pour laisser aux petits commerce le temps de rouvrir, génère des pollutions supplémentaires. Reste à les évaluer. Pas simple.

Le site britannique Money.co tente l’aventure. Le comparateur de produits financiers limite toutefois l’ampleur de l’exercice, en ne se focalisant que sur le bilan carbone des livraisons occasionnées par cette folle journée. Et uniquement au Royaume-Uni !

croissance de 15% en un an

Tablant sur le fait que le montant total des transactions grimpera de près de 15% par rapport à l’année passée, l’étude évalue les besoins en livraisons générés par cette frénésie d'achats.

En se basant sur la composition de la flotte de véhicules des sociétés de messageries et de la Poste britanniques, les analystes ont évalué le bilan carbone de l’aval de l’opération: 429.000 tonnes de CO2 pour une seule journée de commerce débridé !

19.000 t de CO2 pour Amazon UK

Amazon est, bien sûr, sous le feu des projecteurs. En imaginant que la filiale anglaise de la firme de Jeff Bezos réalise 5 millions de transactions, ce 27 novembre (+14% qu’en 2019), elle émettra environ 19.000 tonnes de CO2.

Aussi délirants soient-ils, ces bilans sont très incomplets. Ils ne prennent pas en compte la fabrication et le regroupement des marchandises. Ils oublient aussi que nombre d’enseignes (comme Amazon) lancent des pré Black Friday, avant de participer à des Cyber Monday.

Last but not least: Money.com a aussi interrogé les fashion victims sur leurs habitudes de (sur)consommation. Verdict: seules 10% d'entre elles avouent choisir les modes de livraison bas carbon, contre un tiers qui opte pour les coursiers les plus ... rapides.