Aux Etats-Unis, priorité est donnée au redécollage du transport aérien

Le 06 juillet 2020 par Victor Miget
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Le plan de relance du gouvernement US prévoit  25 Md$ de prêts pour les compagnies aériennes.
Le plan de relance du gouvernement US prévoit 25 Md$ de prêts pour les compagnies aériennes.

Le département américain du Trésor a annoncé, le 2 juillet, avoir conclu un accord pour aider 5 compagnies aériennes. Sans surprise, aucune condition environnementale n'est à l’horizon.  

 

American Airlines, Frontier Airlines, Hawaiian Airlines, Sky West Airlines et Spirit Airlines ont accepté les termes de l'administration, a indiqué le Trésor dans un communiqué. L’institution s'est accordé, jeudi 2 juillet, avec ces compagnies aériennes sur les conditions d'octroi de prêts pour surmonter la crise engendrée par la pandémie. Aux Etats-Unis, le nombre des voyages en avion a chuté d'environ 95% entre 1er mars et la mi-avril.

Des conditions pour l’emploi…

«Nous sommes heureux que les principaux transporteurs aériens aient l'intention d'utiliser ce programme et que le Trésor utilise son pouvoir en vertu de la loi CARES pour fournir une aide financière indispensable, tout en assurant une compensation appropriée aux contribuables», a déclaré le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin. Le plan de relance de 2.000 milliards de dollars (1777 Md€) de la loi CARES, adoptée fin mars, prévoit une enveloppe de 25 Md$ pour les compagnies aériennes. 

Washington est restée évasive sur les conditions à d'accès aux emprunts. Seules certitudes: les emprunteurs devront fournir des bons de souscription (qui peuvent être convertis en actions…), maintenir l’emploi, et assurer la rémunération des employés à des niveaux définis. Le paiement des dividendes et le rachat d’actions sont également suspendus.

… mais l’environnement sans conditions

Si en Europe, les aides accordées au secteur aéronautique s’accompagnent de contreparties environnementales., la réciproque n'est pas vraie outre-Atlantique. En mars, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait proposé que le  projet de loi CARES oblige les transporteurs aériens à compenser leurs émissions de CO2 à partir de 2025 et à les réduire de moitié  d'ici à 2050. Des termes exclus du projet de loi final.

Au pays de l’Oncle Sam, priorité est donnée au redémarrage rapide de l’économie. Le climat attendra.