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Autoroute : la justice privilégie le socio-économique

Le 23 octobre 2020
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Le noeud du problème.
Le noeud du problème.
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La Cour administrative d'appel de Paris a validé, jeudi 22 octobre, le projet d'aménagement d'échangeurs autoroutiers à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dont l'un des objectifs est de desservir le village des athlètes des JO de Paris-2024.

«Eu égard notamment aux avantages socio-économiques du projet et aux mesures prises pour les éviter et les réduire, les inconvénients relevés par les requérants (...) ne peuvent être regardés comme excessifs par rapport à l'intérêt que l'opération présente», a estimé la Cour administrative d'appel dans son arrêt, consulté par l'AFP.
Compétente pour statuer sur les litiges touchant les opérations d'urbanisme liées aux Jeux olympiques, cette juridiction a considéré que le recours contre l'arrêté préfectoral paru en novembre 2019 et déclarant les travaux d'intérêt général, n'était donc pas fondé.

démarrage du chantier
Cette décision autorise le démarrage du chantier, au niveau des quartiers Pleyel (A86) et Porte de Paris (A1) notamment pour fluidifier l'accès au village olympique, qui se déploiera en partie à Saint-Denis.

La procédure avait été lancée par des parents d'élèves et riverains, qui estiment que la reconfiguration de ces nœuds routiers met en péril leur santé et celle de quelque 700 enfants scolarisés dans une école primaire du quartier Pleyel. Ils avaient obtenu la suspension des travaux en mai lors de l'audience en référé, mais le dossier devait encore être jugé au fond.
La justice a cette fois suivi les conclusions du ministère de la Transition écologique, qui avait mis en avant plusieurs mesures compensatoires (mur végétal, matériaux dépolluants). «La majorité des établissements sensibles de la zone bénéficieront d'une amélioration» de la qualité de l'air, conclut-elle aussi.