A Paris, Hype passe la seconde sur l’hydrogène

Le 19 janvier 2021 par Victor Miget
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Taxis Hype
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Hype a levé 80 millions d'euros (M€) pour accroître sa flotte de taxis à l’hydrogène et son équipe de chauffeurs.

 

L’année dernière, Hype, première flotte de taxis à hydrogène au monde, avait commandé 500 voitures Mirai. Hype espère déployer environ 700 taxis (sans compter les indépendants) au total dans sa flotte parisienne cette année et 10.000 à horizon 2024. Avant d’en arriver là, la société devra acheter de nouveaux véhicules à pile à combustible certes, mais aussi des licences. Sur ce dernier point, elle vient tout juste de marquer un point.

600 licences

L’entreprise a levé 80 M€ auprès de 4 investisseurs : RGreen Invest, Mirova (société de gestion d’actifs, filiale de Natixis), Raise Impact et Eiffel Investment Group. Dans un premier temps, cette levée de fonds va permettre de racheter la société de taxis Slota et de récupérer ses 600 licences parisiennes. Principalement équipée de véhicules diesel, Slota devra se convertir à l’hydrogène avec les fameuses Toyota Mirai.     

Phase d’industrialisation

Dans un second temps, la société souhaite déployer deux nouvelles stations de recharge. L’une Porte de Saint-Cloud (ouest de Paris), l’autre Porte de la Chapelle (nord). Les nouvelles infrastructures seront opérationnelles à la fin du premier semestre de 2021. Actuellement, Hype approvisionne ses véhicules dans 4 stations Air Liquide basées à Pont de l’Alma (centre), Versailles (Yvelines) et aux aéroports d’Orly et de Roissy. Leur capacité sera insuffisante pour répondre à la montée en puissance annoncée. «Les stations existantes exploitées à Roissy et Orly ont une capacité [de distribution ndlr] d’environ 200 kg d’H2», soit environ 50 pleins par jour, précise au JDLE, Mathieu Gardies, fondateur et président de Hype. Les nouvelles stations fourniront cinq fois plus de vecteur énergétique. Porte de Saint-Cloud, l’installation sera dotée d’un électrolyseur pour assurer un approvisionnement en hydrogène vert.

«A partir de maintenant nous faisons en sorte que les nouvelles stations sans électrolyseurs soient alimentées le plus rapidement en carburant vert produit localement.», indique Mathieu Gardies.

L’offre et la demande

Hype entend aussi développer une application de réservation à l’image de celle de ses concurrents, G7 ou Uber. Elle souhaite ainsi s’ouvrir aux chauffeurs indépendants. Pour ce faire, Hype va créer une offre à destination des «futurs chauffeurs qui paieront un forfait mensuel leur permettra d’avoir accès à la voiture, aux infrastructures de recharge et à l’abonnement de l’application.» En effet, pas question de s’asseoir au volant d’une Mirai sans débourser 70.000 euros.

Cadeau de bienvenue? Pas vraiment. Hype espère que la demande boostera l’offre de stations de recharge et de véhicules à piles à combustible, poussant ainsi les constructeurs à baisser les coûts de l’hydrogène.