10 ONG veulent limiter la pêche dans le Golfe du Lion

Le 03 décembre 2020 par Stéphanie Senet
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Quand le merlu a le mal de mer
Quand le merlu a le mal de mer

Plusieurs associations, dont Oceana, MedReact, la LPO et France Nature Environnement, ont adressé, ce 3 décembre, une lettre aux ministres de la transition écologique et de la mer pour leur demander une fermeture efficace de la pêche au merlu dans le Golfe du Lion.

La zone de restriction des activités de pêche (FRA) instaurée en 2008 dans le Golfe du Lion, en Méditerranée, ne sert à rien du tout. Selon les ONG de conservation marine, l’effort de pêche autorisé y est identique à celui de 2008 pour le merlu, qui est au bord de l’effondrement. «Dans l’ensemble du Golfe, le taux de mortalité du merlu est 15 fois supérieur à son rendement maximum durable. Par ailleurs, 90% des femelles et 41% des mâles capturés sont des juvéniles», explique Stéphan Beaucher, président de MedReact.

Les bienfaits d’une réserve et d’une zone tampon

Les ONG demandent au gouvernement de suivre, au contraire, le modèle de FRA mise en place à Jabuka, en mer Adriatique, qui comprend une réserve intégrale où la pêche de fond et la capture de petits pélagiques sont interdites et une zone tampon où l’effort de pêche est réduit par deux. «18 mois après sa mise en place, la biomasse du merlu a été multipliée par 2,5 et celle de la langoustine a doublé et les pêcheurs sont contents», observe Stéphan Beaucher. Bientôt une réserve et une zone tampon dans le Golfe du Lion ?