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Greenpeace classe les chefs d’Etat à 40 jours de Copenhague

06/11/2009 12:25

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dans le JDLE Copenhague: les Etats-Unis veulent un accord à leur sauce

 

pour aller plus loinCommuniqué et classement de Greenpeace

 

Et la palme de la lutte contre le changement climatique revient à… Tuvalu! Apisai Ielemia (8,7/10), Premier ministre de l’un des plus petits pays du monde, situé en plein milieu du Pacifique, condamné du fait de la montée des eaux à l’horizon 2050, est en tête d’un classement de 11 chefs d’Etat, réalisé par Greenpeace à moins de 40 jours de la conférence de Copenhague.

Ils sont classés non pas en fonction de la performance environnementale de leurs pays respectifs, mais en fonction de 5 critères: les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre; l’aide aux pays en développement; les ambitions de protection des forêts; la défense, ou non, d’un cadre juridiquement contraignant pour un accord post-Kyoto; la politique nationale menée dans leur pays ainsi que la participation en personne au sommet de Copenhague.

Le président chinois Hu Jintao (5,9) arrive ainsi en seconde place, suivi du Premier ministre indien Manmohan Singh (5,3). «Les grands pays émergents contribuent davantage à l’obtention d’un accord pour sauver le climat que l’Union européenne ou les Etats-Unis, estime Greenpeace. Même si l’Indonésie et le Brésil doivent faire davantage pour stopper la déforestation, et la Chine, pour réduire sa dépendance du charbon».

Tous les chefs d’Etat européens sont sous la moyenne, le président français Nicolas Sarkozy (3,7) arrivant derrière le Premier ministre britannique Gordon Brown (4,5) et la chancellière allemande Angela Merkel (4,3). Ce classement du chef de l’Etat français est attribuable à «son obstination à ne pas chiffrer le soutien financier de la France aux pays en développement, sa volonté d’utiliser les forêts tropicales pour réduire les efforts de réduction des émissions nécessaires sur le territoire national, une politique énergétique verrouillée par le nucléaire et le silence sur sa venue à Copenhague», juge l’ONG.

Loin derrière, Barack Obama (0,8/10). Le président américain «déçoit», car tentant «d’affaiblir les dispositions contraignantes du protocole de Kyoto» (1).

(1) Dans le JDLE «Copenhague: les Etats-Unis veulent un accord à leur sauce»
Vos commentaires
4 commentairesAjouter un commentaire
thomas gontier
nucléaire
le nucléaire pourrait effectivement surement être plus propre, les mines et stockage pourraient être plus étanches et ne plus relarguer de radioactivité, les centres de retraitement de même et l'ensemble de la chaine pourrait ne pas avoir d'accident régulier, il pourrait ne pas avoir d'alerte sur la sécurité des réacteurs et il pourrait il y avoir moins de réacteurs non disponibles en hiver... il pourrait mais par contre ce nucléaire qui incite à pousser à du chauffage électrique ne semble pas pouvoir répondre aux consommations de pointes hivernales pour lesquelles il faut importer de l'electricité toute autre... le nucléaire peut être une solution, mais elle ne sera de toute façon qu'une maigre solution au niveau mondiale et une politique globale de diminution de GES ne saurait s'appuyer que sur cette solution.
vendredi 13 novembre 2009 - 08:35
alain riche
le nucléaire n'esr pas un pari
Je me fie à notre Académie des Sciences, plutôt qu’aux Instituts des Rocky Mountains. Notre électricité nucléaire a un coût acceptable et une sécurité enviable. Certaines ONG rejettent obstinément le nucléaire, mais ce n’est pas nécessairement raisonnable. Climat stabilisé et énergie sont conciliables s’il y a une volonté de vérité, sans passion. Le nucléaire ne produit pas de CO2, mais de l’électricité avec la sûreté que l’on décide. On peut opérer des réacteurs sous-critiques, dont la sécurité est absolue, avec un complément neutronique apporté par accélérateur, et les concevoir pour brûler et transmuter les produits de fission à vie très longue, diminuant drastiquement les déchets. Doit-on s'en offusquer? On peut développer des réacteurs qui interdisent de fabriquer du combustible militaire : tout cela est connu et en cours d’expérimentation, sinon en activité. Beaucoup de pays en voie de développement n’ont actuellement pas à utiliser le nucléaire, mais les Indiens veulent utiliser leur thorium pour les centrales nucléaires qu’ils construisent, et si nous n'aidons pas les Chinois à développer leur industrie nucléaire civile, ils le feront sans nous et viendront nous vendre des réacteurs quand nous aurons abandonné nos filières! Les Suédois ont une expérience du nucléaire proche de la notre. Ils doivent prolonger leurs réacteurs pour 20 ans : Ils consomment 2 fois plus d’électricité que nous par habitant, leur hydraulique n’en fournit que la moitié, le reste vient du nucléaire. Devraient-ils renoncer à leur électricité et s'interdire de construire des centrales plus efficaces et plus sures s’ils en ont envie ? Les Français veulent diversifier leurs sources d’énergie et font des sacrifices pour y arriver. Doit-on pour autant stopper une énergie nucléaire de plus en plus efficace, sure et indispensable après que tout ait été mis au point. Doit-on jeter le bébé avec l’eau du bain
mardi 10 novembre 2009 - 16:40
Moussally Jean-Pierre
la peste ou le choléra ?
Amory Lovins (Rocky Mountains Institute) commence une présentation qu'il a faite récemment à Sciences Po Paris par le "QCM idiot" suivant : Préférez-vous mourir - des changements climatiques ? - d'une guerre pour le pétrole ? - d'un holocauste nucléaire ? La réponse : aucun ce ces choix ! (1) Le nucléaire n'est pas la solution au réchauffement climatique : trop peu, trop tard, trop dangereux. (2) (1) http://www.iddri.org/Activites/Conferences/Energy,Economy-and-Security-New-Ideas-for-a-New-Deal/ (2) http://www.rac-f.org/article.php3?id_article=1331
lundi 9 novembre 2009 - 22:33
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