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Premiers conflits autour des mesures de restriction d’eau

03/07/2009 11:31

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pour aller plus loinCommuniqué de FNE

 

L’été démarre à peine et avec lui la colère des irrigants contre les mesures de restriction de l’usage de l’eau. Il y a deux semaines, des agriculteurs ont manifesté (avec énergie) dans le Gers et en Poitou-Charentes contre les restrictions de prélèvement dans les cours d’eau pour irrigation. Alors que «la surface cultivée en maïs a baissé de 30% depuis 2000», indique Pascal Ferey, vice-président de la FNSEA (1) et président de sa commission Environnement, les agriculteurs ont l’impression que les efforts qu’ils consentent ne sont jamais suffisants. Ils regrettent aussi que chaque projet de création de ressources nouvelles en eau (entendre du stockage d’eau de pluie l’hiver) soit systématiquement attaqué, les obligeant à puiser l’eau l’été dans les nappes communes.

En rapport avec ces manifestations, les associations de protection de l’environnement, dont FNE Midi-Pyrénées et Poitou-Charentes Nature, réagissent dans un communiqué. Elles estiment que «face à la situation dramatique des cours d’eau, les irrigants du Gers et de Poitou-Charentes refusent d’admettre que la ressource en eau est limitée et s’opposent aux mesures d’encadrement, pourtant insuffisantes, envisagées par l’administration».

(1) Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles
Vos commentaires
9 commentairesAjouter un commentaire
rene Reinbolt
eau gratuite
Nous ne sommes pas ignorants du gaspillage de l'eau pompée gratuitement dans les champs au service du ROI MAÏS,plante miraculeuse servant à tout grace à l'amidon offerte par la nature! Faites actuellement un tour en Alsace,le pays champion du rendement grace à ses alluvions fertiles et vous chercherez en vain la biodiversité,car c'est aussi une région propice pour les vignes et leurs traitements! Pour être moins critique,on constate que les jeunes agriculteurs ont été sensibilisés au fait que les sols sont polluées et perdent leur pouvoir de filtration de ces dangereux intrants.On se protège mieux et diminuent les doses ,évitant le lessivage pluviale.Merci
jeudi 9 juillet 2009 - 11:37
kawa loriol
connivence entre maïsiculteur et Agence de l'Eau
et oui l'agence de l'eau et les partenaires financiers territoriaux (les départements et les régionx) continuent de financer cette culture (qui gaspille énergie,, eau, argent public,et polluante) , par le biais d'installation modifiant complètement le régime des cours d'eau et même modifiant physiquement les cours d'eau eux même par l'implantation de retenue d'eau dont le barrage est situé sur les rivières.......ce n'est pas un cauchemar, c'est bien vrai ( venez voir dans le Sud Ouest ce qu'il se fait dans ce domaine) alors qu'une directive cadre européenne sur l'eau et une nouvelle loi sur l'eau impose de restaurer la morphologie naturelle des rivières et de leur rendre lune certaine liberté perdue. Et qui politiquement, est censé mener cette politique de gestion des cours d'eau ? ...l'agence de l'eau mais comme on sait très bien quel lobby décide à l'agence de l'eau......le maïs comme culture dominante là où on manque d'eau a de beaux jours devant lui et les rivières plus qu'à se taire et se tarir. A près tout, maintenant qu'on les a bien transformé en de vulgaire canal d'eau( recalibrage, rectification et j'en passe et des meilleurs)....que ces cours d'eau jouent leur rôle de réserve d'eau pour le maïs, le poisson n'a malheureusement pas sa bulle à dire. qui a dit Objectif 2015, 2021 ou 2027 pour la reconquête des milieux aquatiques ??? Vivement une réforme très profonde de la PAC avec la prise en compte des vrais enjeux environnementaux et sociaux et un rééquilibrage des acteurs et usagers dans les instances décisionnelles.
mercredi 8 juillet 2009 - 14:27
Nicolas Daurensan
La constance des ignorants
Le maïs, plante tropicale gourmande en eau...¨ Pas de compteurs sur les prélèvements... Le sorgho, substitut du maïs... Je passe les suivantes. Je suis horrifié par le manque de connaissances que laissent transparaître les commentaires sur cet article. Je conseille vivement à leurs auteurs éclairés de se documenter avant de se risquer sur des terrains mouvants pour eux. En particulier rechercher sur n'importe quel moteur de recherche les avantages d'une plante à photosynthèse en C4 sur une plante à photosynthèse en C3, puis rechercher les données des agences de l'eau sur le taux d'équipement en compteurs volumétriques des points de prélèvement. Effectivement, la solution des problèmes ne se trouve jamais dans l'incantation.
mercredi 8 juillet 2009 - 01:59
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