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ENR: doublement sous conditions des emplois «verts» en 2012

25/06/2009 11:16

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dans le JDLE Installations classées: le nouveau régime d’enregistrement présenté en conseil des ministres

 

A l’orée 2012, et si la France s’oriente bien vers un objectif pour 2020 de 23% d’énergies renouvelables (ENR), le secteur devrait totaliser 155.000 emplois, contre 85.800 en 2006, selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Lors d’une conférence de presse jeudi 24 juin, le président de l’organisation professionnelle André Antolini a fait le point sur les emplois que pourrait générer le secteur en 2012.

Pourquoi cette date? Rien à voir avec l’échéance électorale présidentielle, a-t-il assuré. A cette date, un premier point d’étape de la directive européenne sur les énergies renouvelables, ainsi qu’un état des lieux de la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, devront être réalisés.

Première ENR du pays, le bois-énergie et la biomasse devraient totaliser 70.000 emplois en 2012, contre 60.000 en 2006. Cette industrie a «l’avantage de mailler parfaitement notre territoire, et comporte un tissu historique de PME-PMI». L’essor de la filière devrait surtout être porté par le développement de la chaleur renouvelable collective, le crédit d’impôt Développement durable alloué aux acheteurs d’une chaudière individuelle devant passer de 40% actuellement à 25% en 2010. Le SER milite activement pour que le premier taux reste stable.

La géothermie, le solaire thermique et les pompes à chaleur (PAC), malgré un léger ralentissement du marché après une «explosion» du secteur, devraient compter 31.000 emplois en 2012, contre 2.800 en 2006.

18.000 personnes devraient travailler dans l’éolien, contre 5.000 en 2006 et 7.000 fin 2008. «On a beau dire que la France a laissé passer le cap, je ne crois pas du tout que ce soit le cas, a affirmé le président du SER. Nous avons dépassé aujourd’hui les 4.000 mégawatts (MW) éoliens installés, cela vaut largement une centrale EPR.»

Du côté du photovoltaïque, le secteur devrait totaliser 14.000 emplois (1.800 en 2006 et 4.000 fin 2008). Les agrocarburants, eux, si l’objectif du Grenelle de 15% d’incorporation dans la consommation nationale de carburants est tenu, pourraient avoir créé 9.500 emplois en 2012, contre 3.200 en 2006.

Comprenant 13.000 emplois en 2006, le secteur de l’hydraulique devrait rester stable dans 3 ans.

A l’occasion du Salon internationale des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie (Sireme), le SER a aussi publié un annuaire français des fabricants et fournisseurs de l’industrie éolienne. Le syndicat demeure toujours opposé à la soumission à venir du secteur au régime d’autorisation simplifiée récemment créé (1).

(1) Dans le JDLE «Installations classées: le nouveau régime d’enregistrement présenté en conseil des ministres»
Vos commentaires
6 commentairesAjouter un commentaire
fluchere jean
Notre cher André Antolini
Notre cher André Antolini s'est encore une fois laissé emporter par la passion. A lui tout seul, il va bientôt faire les 600 000 emplois verts de Borloo! Au passage dans les statistiques de l'IFEN, vous pouvez voir que les emplois verts sont actuellement pour 50 % dans les déchets, 40 % dans le domaine de l'eau et le reste est réparti dans l'analyse, l'ingéniérie, la recherche, le conseil. Bref ce sont beaucoup d'emplois de faible qualification.
lundi 29 juin 2009 - 17:37
xavier cholin
Prix des déchets
M. Poizat, merci de nous indiquer où vous avez vu des provisionner pour les dépenses sur plusieurs milliers d'année de surveillance des sites de déchets ! où sont les millards de la recherche nuke, etc, etc... Les positions partisanes ne font pas avancer le débat. Choisir 15 ans pour les éoliennes et 60 pour les centrales nucléaires, ce n'est tout simplement pas sérieux (en particulier si on réaliste ce que notre VrP du nuke prévoit comme centrales un peu partout dans le monde, dans 60 ans il n'y aura plus d'uranium). De toute façon l'essentiel du débat n'est pas là : il est dans la logique de production qu'il faut se dépêcher d'abandonner pour une logique de baisse de consommation. Si elle n'est pas choisie maintenant elle sera subie bientôt.
vendredi 26 juin 2009 - 16:18
François POIZAT
Aïe, aïe, la précipitation
Oui, Mr Cholin, vous avez raison. Et vous avez bien rectifié que 1600 X 8000 = 12,8 TWh/an. Mais il ne vous aura pas échappé non plus que 12,8 x 60 = 768 TWh, que j'avais hésité à comparer aux 8,8 x 15 = 132 TWh produits par les 15 années de vie des 4000 MW éoliens ... Pour ce qui est des "immenses difficultés" de l'EPR, j'en ai connu de similaires lors du démarrage du programme français, au début des années 80 (2 ans de retard). C'est pourquoi le devis a d'ailleurs été revu, passant de 3,3 à 4 G€ (et ce ne sera peut-être pas suffisant). Pour Mr Gaulier, j'indique que le traitement des déchets est inclus dans le prix d'achat du combustible enrichi (procédure "écolo" avant l'heure ?) et des provisions ont été constituées pour le démantèlement (au juste, où en est le décret sur le démantèlement des éoliennes ?) Seront-elles suffisantes ? On verra. A condition toutefois que d'autres ne lorgnent pas sur ces réserves financières, à l'instar de C-Power, promoteur du projet offshore de Thorntonbank en Mer du Nord vis-à-vis du fonds de provisionnement belge, Synatom (info Enerzine de nov. 2008) ! Une demande toutefois : si vous pouviez rester dans le sujet, ce serait bien pour une discussion constructive, n'est-ce pas ? Sans rancune.
jeudi 25 juin 2009 - 20:07
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