Yale étudie les impacts environnementaux du métal argent

Le 10 août 2007 par Claire Avignon
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Environ 14.000 tonnes d'argent provenant de 64 pays auraient été relâchées dans l'environnement en 1997, selon une étude d'une équipe de l'université de Yale publiée le 28 juillet sur le site de la revue Environmental science and technology et intitulée «Les émissions d'argent et leurs impacts sur l'environnement: une évaluation à multiples niveaux». Pour comparaison, la demande annuelle est de 24.500 tonnes, provenant de nombreux secteurs industriels.

Les Etats-Unis sont le premier émetteur, et l'Asie se démarque en étant la région qui rejette le plus le métal précieux dans les eaux ou les sols.

La masse d'argent retrouvée dans les eaux usées est de 0,33 gramme (g) par an et par habitant dans les pays riches, de 0,22 g dans les pays intermédiaires, et de 0,11 g dans les pays pauvres. L'argent provient généralement des déchets de photographie, des amalgames dentaires, des déchets d'hôpitaux, ou de la galvanoplastie. Traiter les eaux usées permet de diminuer de 90% le taux du métal, cependant ce dernier part alors sous forme de boues dans un incinérateur, sur la terre ou encore dans l'océan.

Les chercheurs ont choisi de l'étudier à cause de sa valeur et de sa relative rareté. En outre, même s'il s'avère moins toxique que la plupart des autres métaux, il peut être dangereux pour l'environnement sous sa forme ionique monovalente à cause de ses propriétés antimicrobiennes.

Selon les scientifiques, leur méthodologie pourra être utilisé pour d'autres métaux toxiques comme le plomb, le chrome ou le cadmium, et permettre de connaître de manière plus précise les taux d'accumulation.




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