Xynthia: Ségolène Royal recycle des maisons inondables

Le 01 avril 2015 par Stéphanie Senet
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La Faute-sur-Mer après le passage de la tempête Xynthia
La Faute-sur-Mer après le passage de la tempête Xynthia

16 maisons inondables, acquises par l’Etat après la tempête Xynthia, pourront être réutilisées par les collectivités, selon un communiqué du ministère de l’écologie du 31 mars.

 

Situés en Vendée (La Faute-sur-Mer) et en Charente-Maritime (Charron, Saint-Pierre d’Oléron, Saint-Georges d’Oléron, La Flotte-en-Ré, Yves et Fouras), ces bâtiments sont «en dehors des zones de grave danger», assure le ministère.

Leur réutilisation pourra être permise, à titre exceptionnel, «pour des projets d’intérêt général présentant une activité de jour». Ceux-ci devront faire l’objet de conventions d’utilisation signées entre l’Etat et la collectivité intéressée.


Achetées pour être détruites

«Il s’agit clairement d’un revirement de l’Etat. Après la tempête Xynthia, de nombreuses maisons avaient en effet été achetées, grâce au fonds Barnier, pour être détruites», réagit Yves Le Quellec, président de Vendée Nature Environnement.

Mais les pressions vont bon train sur le terrain car la municipalité cherche à relancer son activité touristique. A La Faute-sur-Mer, 600 maisons ont déjà été détruites et l’Etat représente le principal bailleur des logements restants.

 

Un plan de prévention reporté

L’association de protection de l’environnement attend avec impatience de connaître les localisations précises de ces bâtiments. «Il faut savoir que les maisons ont été achetées dans la précipitation, alors que les cartes d’aléas n’étaient pas encore établies», précise Yves Le Quellec.

Plus largement, l’annonce ministérielle représente, pour FNE Vendée, «un message trouble, qui remet en doute la question de risque alors que les discussions débutent autour du nouveau plan de prévention des risques littoraux».

L’arrêté de prescription du préfet de Vendée a été signé fin mars alors que l’ancien plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) de La Faute-sur-Mer avait été totalement annulé, le 29 janvier dernier, par le tribunal administratif de Nantes au nom d’un vice de forme.



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