Xynthia: rendez-vous au tribunal correctionnel

Le 29 août 2013 par Stéphanie Senet
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La commune de la Faute-sur-mer après le passage de Xynthia en février 2010
La commune de la Faute-sur-mer après le passage de Xynthia en février 2010

Plus de trois ans après la tempête Xynthia, qui a causé la mort de 29 personnes en février 2010, à la Faute-sur-Mer (Vendée), le parquet des Sables d’Olonne (Vendée) a prononcé le renvoi devant le tribunal correctionnel du maire René Marratier pour «homicides involontaires» et «mise en danger de la vie d’autrui». Il avait en effet délivré des permis de construire pour des lotissements situés dans une cuvette sous le niveau de la mer.

Aux côtés de l’élu, se trouveront à la barre deux de ses adjoints, ainsi qu’un promoteur immobilier, tous poursuivis pour les deux chefs d’inculpation, selon l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction Yannick Le Goater. Ils risquent jusqu’à 5 ans de prison.

Un fonctionnaire de l’ancienne direction départementale de l’équipement n’est quant à lui poursuivi que pour «mise en danger de la vie d’autrui», a précisé au JDLE le parquet des Sables d’Olonne. La «prise illégale d’intérêt» n’a été retenue pour aucun des prévenus.

L’enquête judiciaire, ouverte au lendemain de la catastrophe, avait été bouclée en avril dernier, après des centaines d’auditions.

Le parquet a précisé que le procès ne devrait pas s’ouvrir avant mi-2014. Il réunira plus d’une centaine de parties civiles.

Les défaillances de l’Etat avaient quant à elles été épinglées en juillet 2012, dans un rapport de la Cour des Comptes, évaluant à 2 milliards d’euros les dommages liés au passage de Xynthia.

Toutes les victimes de la tempête vivaient dans des pavillons situés en contrebas d’une digue. Un quartier tristement surnommé «la cuvette mortifère» de La Faute-sur-Mer.

 



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