Xynthia: les démolitions ont commencé

Le 18 mars 2011 par Geneviève De Lacour
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Un an après la tempête Xynthia -qui a fait 53 morts dans la nuit du 27 au 28 février 2010-, la première phase de destruction de 109 maisons situées sur les communes de la Faute-sur-Mer et de l’Aiguillon sur Mer (Vendée) a commencé.

Selon une dépêche AFP, la préfecture de Vendée a indiqué que le chantier de démolition des maisons de la Faute-sur-Mer, situées en zone submersible et rachetées par l'Etat à la suite de la tempête Xynthia, avait débuté lundi 14 mars.

La première semaine a été consacrée à l'installation du matériel de chantier et à la sécurisation du périmètre qui sera fermé au public, mais non occulté. Pendant la deuxième semaine, les maisons qui doivent l'être seront désamiantées et «nettoyées» de tout ce qui peut être recyclé. Les démolitions ne débuteront à proprement parler que vers le 28 ou 30 mars.

A la Faute-sur-Mer, ce premier chantier concerne 95 habitations situées dans l'un des lotissements les plus touchés par le drame, celui des « Voiliers», et devrait durer jusqu'au 15 juin, tandis qu'à l'Aiguillon-sur-Mer, 14, puis 35 maisons seront concernées par cette première tranche. Une pause estivale du 15 juin au 15 septembre sera observée pendant la période touristique, puis une deuxième tranche de travaux débutera à la Faute-sur-Mer pour 150 à 200 maisons jusqu'à fin 2011.

Dans les deux communes, sur 823 maisons placées en «zones de solidarité», c'est-à-dire pour lesquelles l'Etat a fait des offres de rachat, 696 ont fait l'objet d'un accord de vente amiable et 539 ventes sont déjà effectives, a-t-on précisé à la préfecture.

« Toutes les maisons rachetées par l'Etat seront détruites», souligne-t-on de la même source. Le chantier de démolition de la totalité de ces maisons doit s'étaler sur un « délai de 4 ans maximum», a-t-on précisé à la préfecture. A l'issue de ces chantiers, il ne restera plus rien sur ces terrains: « tout sera retiré, tout sera comblé». L'ensemble devrait représenter 120.000 tonnes de gravats qui seront broyés pour être recyclés et réemployés. « Ces gravats ne serviront pas aux digues», a néanmoins souligné la préfecture.

Dans un communiqué du 15 mars, France nature environnement (FNE) s’interroge sur la possibilité de définir des « zones noires» dans tous les secteurs inondables de France, mais aussi sur les limites du Plan de prévention des submersions marines et des crues rapides (PPR). Ce plan, doté d’un budget de 500 millions d’euros, a été défini pour protéger les populations et sécuriser l’ensemble du territoire en améliorant la maîtrise de l’urbanisation dans les zones dangereuses; mais aussi pour améliorer la vigilance météo et l’alerte des populations, renforcer la fiabilité des digues et développer la culture du risque. « Le PPR ne fait qu’accélérer les plans de prévention du risque inondation (PPRI) sans pour autant renforcer leur pouvoir d’action. Ils ne permettent toujours pas la prescription des démolitions dans les zones dangereuses», déclare FNE.



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