Xylella fastidiosa détectée sur des oliviers français

Le 09 septembre 2019 par Romain Loury
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Des oliviers des Pouilles touchés par X. fastidiosa
Des oliviers des Pouilles touchés par X. fastidiosa
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La bactérie Xylella fastidiosa, qui ravage les oliveraies du sud de l’Italie depuis 2013, a touché deux premiers oliviers en France, en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), a annoncé le ministère de l’agriculture vendredi 6 septembre.

Détectée pour la première fois en France en 2015 sur des polygales à feuilles de myrte (une plante ornementale) de Propriano (Corse-du-Sud), la bactérie Xylella fastidiosa peut affecter 200 espèces de végétaux, dont elle entraîne le dépérissement.

Transmise par des piqûres d’insectes se nourrissant de sève, tels les cercopes et les cicadelles, elle entraîne un dépérissement de l’arbre. Responsable d’une forte mortalité d’oliviers dans les Pouilles, au sud de l’Italie, son éventuelle dissémination en France et en Europe fait craindre le pire pour la filière oléicole, et pour l’arboriculture en général.

Après son arrivée en Corse, elle a été détectée en Paca, avec un foyer dans le Var et deux dans les Alpes-Maritimes, pour un total de 19 communes touchées. A la différence de la Corse, considérée comme un foyer à part entière en raison d’une propagation favorisée par le maquis et la forêt, elle n’est présente en Paca que dans les jardins privés et espaces verts urbains.

Multiplex et pauca à l’attaque

Pour la première fois depuis son arrivée en France, la bactérie vient d’être officiellement observée sur deux oliviers ornementaux des Alpes-Maritimes, l’un à Antibes, l’autre à Menton. Dans le premier cas, il s’agit de la souche multiplex, observée aussi bien en Paca qu’en Corse, dans le second de la souche pauca, qui est celle touchant les Pouilles –à ce jour, elle n’avait touché en France que trois plants de polygale.

«Un périmètre de lutte a été établi autour de chacun des deux arbres, impliquant l’arrachage des végétaux sensibles à la bactérie. Une surveillance renforcée de tous les végétaux dans un rayon de 5 kilomètres est également mise en œuvre», indique le ministère, qui rappelle qu’il n’existe à ce jour aucun traitement curatif.

En avril 2018, le Syndicat interprofessionnel des oléiculteurs de Corse (Sidoc) avait annoncé avoir découvert des oliviers et des chênes verts infectés dans la région. Les résultats, qui reposaient sur des tests pratiqués à par le centre Inra d’Angers, étaient toutefois contestés par l’Anses, et ces oliviers sont toujours officiellement reconnus comme sains. Au grand dépit du Sidoc, selon qui la crise est sous-estimée par les autorités.



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