Washington se veut prudente sur la géo-ingénierie

Le 26 août 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Depuis quelques temps, les autorités américaines font l’objet d’un discret lobbying de la part d’éminents scientifiques (le prix Nobel de chimie Paul Crutzen, par exemple) et de quelques entrepreneurs pour lancer à grande échelle de nouvelles formes de lutte contre les changements climatiques.
 
Il ne s’agit plus de maîtriser la consommation d’énergie fossile, d’améliorer l’efficacité énergétique, de développer des énergies décarbonées ou de stocker dans les profondeurs de la terre le CO2 superflu. Place désormais à de nouvelles technologies, directement issues de la recherche militaire.
 
Certains préconisent ainsi d’envoyer dans l’espace de grands miroirs pour détourner vers le cosmos une fraction de l’énergie solaire.
 
D’autres, affirment pouvoir doper le puits de carbone qu’est l’océan en le « fertilisant » avec de la limaille de fer. On imagine aussi injecter de grandes quantités de sulfates dans l’atmosphère pour reproduire l’effet rafraichissant des éruptions volcaniques ou de créer plus de nuages blanc pour accroître l’albédo de la planète.
 
Pour tenter d’y voir plus clair, le Government Accountability Office (GAO) a tenté de faire le point sur l’état de ces technologies de «géo-ingénierie».
 
Dans son rapport,récemment publié, la Cour des Comptes américaine se montre circonspecte sur leur intérêt. Aucune, explique le GAO, « n’apporte de réponse viable au changement climatique global. » Pis, « actuellement immatures, ces technologies présentent, pour beaucoup, des conséquences négatives. » L’injection par les Etats-Unis d’aérosols « refroidissants » pourraient ainsi réduire la durée des moussons d’été en Inde et dans le nord de la Chine.
 
Après avoir interrogé de très nombreux experts, promoteurs et opposants, le GAO, conseillé par des spécialistes de l’académie des sciences, a aussi interrogé 1006 Américains.
 
Il résulte de ce sondage que ces techniques sont peu connues du grand public, lequel n’est pourtant pas opposé à certaines expérimentations. A condition qu’elles soient sûres.
 
La parole appartient désormais au politique qui, seul, décidera de financer ou non ces expériences au goût d’interdit.


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