Washington ne fera plus la (grosse) bombe

Le 26 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Des experts nucléaires américains ont clos, mardi 25 octobre, l'un des chapitres les plus inquiétants de la guerre froide. Ils ont démantelé la plus ancienne, la plus grosse et la plus puissante arme de l'arsenal nucléaire américain.
 
La dernière bombe B-53 avait été construite en 1962, mais avait été retirée du service actif en 1997. Elle a été démontée à Amarillo, au Texas, dans l'usine Pantex, la seule aux Etats-Unis où des armes nucléaires sont maintenant fabriquées, entretenues et démantelées, indique un communiqué de la National Nuclear Security Administration.
 
Grise, pesant 4,5 tonnes et grosse comme une camionnette, la bombe avait la capacité de détruire une région entière en libérant 9 mégatonnes. A titre de comparaison, la bombe atomique qui a rasé Hiroshima avait une puissance de 0,012 mégatonne. «C'était la dernière des armes de plusieurs mégatonnes que les puissances nucléaires fabriquaient au cœur de la Guerre froide», a déclaré Hans Kirstensen, directeur de l'information nucléaire à la Fédération des scientifiques américains.
 
Aussi puissante soit-elle, la B-53 n’est pas, et de loin, la plus puissante arme nucléaire mise en service. En 1961, l’armée soviétique testa un engin de 57 mégatonnes (la tsar bomba). Actuellement, la bombe thermonucléaire la plus puissante est portée par le missile russe RS 36, dont l’ogive unique est réputée pouvoir délivrer jusqu’à 8 mégatonnes.
 
Le plus puissant des missiles français est le M51 (jusqu’à 10 têtes de 100 kilotonnes chacune), lancé par les sous-marins nucléaires de la classe Le Triomphant.


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