Washington lance une petite initiative contre les GES à courte vie

Le 17 février 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Hillary Clinton met 12 millions de dollars pour chasser les GES.
Hillary Clinton met 12 millions de dollars pour chasser les GES.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a annoncé, jeudi 16 février, la création d'une initiative regroupant plusieurs pays et destinée à lutter contre les gaz à effet de serre (GES) à courte durée de vie.

Entourée de représentants du Canada, du Bangladesh, du Mexique, de la Suède et du Ghana, membres de l'initiative, et du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), la patronne des diplomates américains a invité d'autres pays à se joindre à la coalition pour le climat et la qualité de l'air.

«Cette coalition, premier effort international du genre, mènera une campagne mondiale (...) pour apporter des solutions contre les polluants à courte durée de vie», a déclaré Hillary Clinton lors d'un discours au département d'Etat.

Il s’agira, à coup sûr, de solutions peu chères. Car, l’investissement est modeste: Washington mettra 12 millions de dollars (9,1 millions d’euros) sur la table et le Canada 3 millions (2,27 M€} pour financer ce programme qui sera géré par le Pnue.
L’initiative devra contribuer à diffuser le plus largement possibles une douzaine de bonnes pratiques qui doivent permettre d’abattre les émissions de suies de combustion, de méthane et d’hydrofluorocarbones, trois familles de GES réputées être à l’origine de près du tiers de l’effet de serre anthropique, contre 55% pour le CO2.


Cette initiative doit être replacée dans un contexte plus large. Voilà des années que les diplomates US du climat incitent les pays en développement à réduire leurs émissions. Par exemple, en créant des partenariats internationaux sur le méthane, la séquestration géologique du CO2, mais aussi en tentant d’interdire la production et l’utilisation de GES non pris en compte par le protocole de Kyoto, via d’autres outils juridiques, tel le protocole de Montréal.


Aussi louable soit-elle, l’initiative de Hillary Clinton fait sourire nombre d’observateurs. Elle est, en effet, portée par le second émetteur au monde de GES, lequel n’a jamais ratifié le protocole de Kyoto, et par le Canada qui est en train de sortir dudit protocole. Entre 1990 et 2010, les émissions carbonées des Etats-Unis et du Canada ont respectivement progressé de 6,3% et 20%.
 



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