Washington considère le réchauffement comme un problème de sécurité

Le 22 septembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Préparer la société aux  conséquences du réchauffement: l'un des acquis de la présidence d'Obama.
Préparer la société aux conséquences du réchauffement: l'un des acquis de la présidence d'Obama.
White House

Les institutions fédérales œuvrant à la sécurité des Etats-Unis doivent intégrer les conséquences des changements climatiques dans leur stratégie. Tel est le sens d’une directive signée mercredi 21 septembre par Barack Obama.

Le mémorandum présidentiel impose à une vingtaine de ministères[1] de constituer un groupe de travail. En collaboration avec les climatologues américains, l’aréopage d’experts devra lister les conséquences du réchauffement les plus problématiques du point de vue de la sécurité de l’Hyperpuissance.

Il y a quelques semaines, l’Union des scientifiques concernés a publié un rapport montrant la vulnérabilité à la montée du niveau des océans des principales bases navales américaines. L’administration pourra aussi s’inspirer d’une note du conseil national du renseignement, également rendue publique ce mercredi, rappelant que même une politique environnementale ambitieuse ne suffira pas à ralentir les changements climatiques.

économie, alimentation, eau, migrations

Ministères et agences fédérales devront aussi évaluer les conséquences d’une montée du thermomètre pour l’économie, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau potable et les migrations internationales, à court, moyen et long terme.

Ces deux dernières années, le locataire de la Maison blanche avait déjà demandé à l’administration de plancher sur la résilience climatique de leurs infrastructures (installations, réseaux) et de commencer à s’adapter au réchauffement. Notamment en développant la production interne d’énergies renouvelables.

Reste à savoir si un tel programme résisterait à une alternance politique. En juin dernier, le député du Colorado, Ken Buck, a fait voter un amendement à la loi de programmation militaire interdisant l’utilisation de fonds publics par l’armée pour s’adapter au changement climatique. En cas de victoire de Donald Trump à la présidentielle du 8 novembre prochain, nul doute qu’un tel texte serait appliqué avec célérité.

 



[1] Sont notamment concernés, les ministères de la justice, des affaires étrangères, des finances, de la défense, de la justice, du travail, de l’intérieur, de l’agriculture, du commerce, de la santé, des transports, de l’énergie, de la sécurité intérieure. Ainsi que les agences de protection de l’environnement (EPA) et d’aide au développement (USAid).

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus