Washington autorise de nouveau les activités pétrolières offshore en Arctique

Le 15 mars 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pas de plateforme le long des plages de l'Atlantique.
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BOEM

Forage en Arctique: épisode 822. Voilà des décennies que l’administration fédérale américaine se tâte pour savoir s’il faut autoriser ou non l’exploitation des hydrocarbures en Arctique. Devant l’énorme opposition qu’avait suscitée une telle idée, l’administration Bush avait finalement fait machine arrière. Pas celle de Barack Obama.

 la mer des Tchouktches

Le 22 juillet dernier, le ministère américain de l’intérieur avait autorisé Shell à mener deux campagnes d’exploration dans la mer des Tchouktches, au nord-ouest de l’Alaska. Cette décision avait suscité l’incompréhension d’une partie du public, 5 mois avant l’ouverture de la COP 21. La chance n’aura d’ailleurs pas été du côté de la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise. Deux mois après le feu vert, Shell renonçait à ses campagnes de forage, faute d’hydrocarbures en quantité suffisante. Ce qui avait suscité l’espoir d’organisations écologistes qui ont appelé la Maison blanche à suspendre ses autorisations.

Ces requêtes semblaient avoir été entendues. Le 10 mars, le président américain et le Premier ministre du Canada annonçaient «un nouveau partenariat visant à bâtir une économie durable dans l’Arctique et nous travaillerons ensemble pour élaborer de nouvelles normes fondées sur les données scientifiques pour la pêche commerciale, le transport maritime à faibles émissions, le développement durable et la biodiversité dans l’Arctique». Point de pétrole a priori. Erreur.

L’Alaska n’est pas épargnée

Ce mardi 15 mars, la secrétaire à l’intérieur, Sally Jewell, a publié la liste des zones maritimes qui pourront être ouvertes à l’exploration pétrolière entre 2017 et 2022. Pas moins de 13 zones, situées dans le golfe du Mexique et dans la mer des Tchouktches, sont listées. L’Alaska n’est donc pas épargné. Contrairement aux régions côtières de l’Atlantique et du Pacifique, où la contestation locale est importante et… inopportune en période électorale.

Soumis à la concertation durant trois mois, le programme quinquennal sera finalisé au cours du second semestre. Un ultime délai de réflexion pour Barack Obama?

 



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